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mardi 4 février 2014

Les Chaussons rouges (The Red Shoes) - 1948.

Un chef-d'oeuvre de Michael Powell et Emeric Pressburger...


"Les Chaussons rouges", (The Red Shoes) - 1948.

 "Il était une fois une modeste ballerine. Elle devint célèbre grâce à un imprésario autoritaire, mais dut choisir entre sa carrière et son amour pour un compositeur...".



Le trailer...


Le Ballet...


 Le climat fantastique d'un film tourné entièrement en studio et voué au monde du spectacle d'une manière absolument fastueuse est lié de très près au conte original d'Andersen, qui fournit le sujet du ballet final. Comme l'héroïne ensorcelée par les chaussons, la danseuse est emportée au-delà du dilemme terrible entre art et passion. La richesse des décors, des masques, du Technicolor, de la musique – d'ailleurs distinguée par un Oscar en 1948 – a fait le succès d'une œuvre également remarquable par la rare maîtrise avec laquelle le ballet est transposé et recréé à l'écran. Toutes raisons qui justifient le statut de film mythique attaché aux "Chaussons rouges". 










Fiche technique 

Titre : Les Chaussons rouges 
Titre original : The Red Shoes 
Réalisation : Michael Powell 
Scénario : Emeric Pressburger et Keith Winter, d'après le conte de Hans Christian Andersen 
Production : Michael Powell et Emeric Pressburger 
Musique : Brian Easdale, Kenny Baker 
Photographie : Jack Cardiff 
Montage: Reginald Mills 
Décors: Arthur Lawson 
Chorégraphie: Robert Helpmann 
Pays d'origine : Royaume-Uni 
Format : Couleurs (Technicolor) 
Genre : Drame 
Durée : 126 minutes 
Sortie: 
6 septembre 1948 Royaume-Uni 
10 juin 1949 France 


Distribution 

Anton Walbrook : Boris Lermontov 
Moira Shearer : Vicki Page 
Marius Goring : Julian Crasner 
Ludmila Tcherina : Irina 
Leonide Massine : Lioubov 
Jean Short : Terry 
Robert Helpmann : Ivan Boleslawsky 
Albert Bassermann : Sergei Ratov 
Esmond Knight : Livingstone 'Livy' Montagne.



« Pourquoi voulez-vous danser ? » demande Lermontov à Victoria lorsque cette dernière tente de s'incruster au sein de sa troupe. « Pourquoi voulez-vous vivre ? » lui rétorque-t-elle du tac au tac avec un bel aplomb. Le principal enjeu du film est en quelque sorte résumé par ce jeu de répliques : l'art que l'on exerce avec passion peut-il résumer votre vie sans qu'aucun autre élément ne soit venu interférer, pas même les sentiments ? Peut-on en quelque sorte vivre exclusivement pour son art ? « You shall dance, and the world shall follow » prédira un peu plus tard Lermontov à une Victoria qu'il a désormais prise sous son aile et qui est devenu la danseuse étoile de la troupe.

Synopsis.














Victoria Page, une jeune danseuse et Julian Craster, un compositeur, sont engagés en même temps dans la troupe du célèbre Lermontov. Julian écrit un ballet inspiré d'un conte d'Andersen, "Les Chaussons Rouges".

Mais la danseuse étoile de la troupe, la grande Irina, Boronskaïa, quitte soudain Lermontov pour se marier. C'est la chance de Vicki Page promue première ballerine et qui danse le ballet écrit par Julian. Le ballet obtient un triomphe à Monte-Carlo où il est présenté pour la première fois.


Mais Vicki, amoureuse de Julian, délaisse la danse, quitte à son tour la troupe et épouse le jeune compositeur. Lermontov, par jalousie, tente de lui faire reprendre le chemin des planches. Il y réussit temporairement. Mais après une entrevue orageuse avec Julian, Vicki dans un ultime sursaut d'amour comprend que sa place est auprès de lui. Elle court à la suite de son mari qui a décidé de la quitter. Dans sa précipitation, elle bascule par-dessus un parapet et tombe sous un train...


Récompenses.





En 1949, le film permit à Hein Heckroth et Arthur Lawson d'obtenir l'Oscar de la meilleure direction artistique pour un film en couleur et à Brian Easdale celui de la meilleure musique.

Le film par ailleurs fut nommé pour son scénario, son montage et pour l'oscar du meilleur film. 

Le film obtint la même année le Golden Globe de la meilleure musique.









Le film est classé comme meilleur film de tous les temps selon la presse sur le site Allociné à égalité avec "Les moissons du ciel" de Terrence Malick, "Le dictateur" de Charlie Chaplin, "Il était un père de Yasujiro Ozu", "L'Éventail de Lady Windermere" d'Ernst Lubitsch, "ET l'extra-terrestre" de Steven Spielberg, "Le Mécano de la « General »", de Clyde Bruckman et Buster Keaton, "Les poings dans les poches" de Marco Bellocchio, "El topo" d'Alejandro Jodorowsky, "In girum imus nocte et consumimur igni" de Guy Debord, "Mon oncle" de Jacques Tati, "Voyage au bout de l'enfer" de Michael Cimino, "Kagemusha, l'ombre du guerrier" de Akira Kurosawa, et Aguirre, "La colère de Dieu" de Werner Herzog; ces 14 films ayant obtenus la note critique maximale de 5 étoiles.





Sources Personnelles et YouTube.

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