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vendredi 31 mai 2013

Susan Hayward (30 juin 1917 - 14 mars 1975).



Quelques - unes de ses citations :

"J'ai appris très jeune que la vie est une bataille. Ma famille était pauvre, mon voisinage était pauvre. La seule manière dont je pouvais fuir l'atrocité de la vie, à ce moment-là, c'était grâce aux films. Là, j'ai décidé que mon grand but était de faire de l'argent. Et c'est là que je suis devenue une femme très déterminée"

"Quand vous êtes mort, vous êtes mort. Personne ne va se rappeler de moi quand je serai morte. Oh peut-être quelques amis se rappelleront de moi affectueusement. Ce n'est pourtant pas la chose la plus importante de se rappeler de toute façon. Est-ce que c'est important ce que vous faites lorsque vous êtes ici ?"...


Après avoir appris la sténographie et le dessin industriel, Susan Hayward s'inscrit dans une agence de mannequins. Sa beauté lui permet d'accéder aux couvertures des magazines et d'être retenue pour les auditions du rôle de Scarlett dans Autant en emporte le vent. L'essai n'est pas concluant mais lui vaut d'être remarquée par la Warner qui lui offre un contrat.



Après quelques petits rôles, Susan Hayward fait ses véritables débuts dans Beau Geste (1939) de William Wellman, au côté de Gary Cooper et de Ray Milland.






 Rapidement, sa beauté rousse et son jeu énergique font d'elle une héroïne de western idéale. Le Passage du canyon (1946) de Jacques Tourneur ou Le Jardin du diable (1954) d'Henry Hathaway témoignent de son aisance au maniement du colt. Femme de tête, elle donne la réplique à des monstres sacrés tels que John Wayne, Gregory Peck, Robert Mitchum, Tyrone Power, Clark Gable ou Kirk Douglas.













 Mais le public semble la préférer dans des rôles plus féminins, où elle se livre à de grands morceaux de bravoure : alcoolique dans Une vie perdue (1946) de Stuart Heisler et dans Une femme en enfer (1955) de Daniel Mann, on la retrouve en délinquante condamnée à mort dans Je veux vivre (1958) de Robert Wise.


















 Elle connaît un sommet de popularité au début des années 1950, quand elle tourne avec des réalisateurs prestigieux tels que Joseph Léo Mankiewicz (La Maison des étrangers, 1949), Henry King (Les Neiges du Kilimanjaro, 1952) ou Nicholas Ray (Les Indomptables, 1952). Réputée pour ses rôles dramatiques, Susan Hayward étonne dans une de ses rares comédies, I'd climb the highest mountain (1951) d'Henry King. Elle espace ses apparitions dans les années 1960.
















Susan Hayward, de son vrai nom Edythe Marrenner, est une actrice américaine née le 30 juin 1917 à Brooklyn, New York, États-Unis et décédée le 14 mars 1975 à Hollywood, Californie, USA.



Enfant elle rêve de devenir une star, mais accepte de suivre les conseils de ses parents, elle termine donc ses études dans une école commerciale où elle apprend la sténo et de dessin industriel.



Elle est employée quelque temps dans une fabrique de gants mais elle s'y ennuie et quitte son travail pour s'inscrire dans une agence de mannequins. Sa chevelure rousse lui ouvre rapidement les pages des magazines féminins depuis peu photo en couleurs. Un article illustré du "Saturday Evening Post" attire l'attention de George Cukor qui recherche à cette époque une Scarlett O'Hara pour "Autant En Emporte Le Vent". Elle tourne un essai, mais n'est pas retenue, Vivien Leigh obtiendra le rôle.



Déçue, elle ne désespère pourtant pas et se présente chez Warner où on lui offre un contrat et le pseudonyme de Susan Hayward. Elle fait de la figuration et joue quelques tout petits rôles non crédités : une opératrice du téléphone assise de dos dans "Nuits De Bal" (1938) avec Bette Davis.



En 1939, elle quitte la Warner pour la Paramount qui lui propose un meilleur salaire et la vedette de films secondaires. Susan n'est pourtant pas satisfaite : les producteurs ne voient en elle qu'une actrice de complément. Persuadée que Paramount sous estime son talent et ne l'emploie pas à sa juste valeur, elle refuse de renouveler son contrat. 

Peu après que Howard Hugues l'ai découvert, elle pensait qu'elle allait devenir son épouse après 7 années de liaison. Elle le quitta après sa fantaisie du nouvel an où il avait rendez-vous avec cinq actrices en même temps.

Le 24 juillet 1994, elle épouse l'acteur Jess Barker (1912-2000) avec qui elle aura des jumeaux mais ils divorcent le 18 août 1954. Les nombreux procès pour la garde des jumeaux, la méneront au bord du suicide. Mais elle aura gain de cause.




Susan Hayward avec ses deux fils jumeaux, Timothée et Gregory photographiés pour le magazine Life.





Elle signe avec Walter Wanger, un producteur indépendant qui travaille avec tous les grands studios hollywoodiens. Dès lors, elle obtient des rôles plus à sa mesure dans "Le Passage Du Canyon" où son ardente beauté contraste avec la sécheresse du western et dans "Une Vie Perdue" où elle interprète pour la première fois une alcoolique : le public reste froid. Malgré son talent, Susan n'a pas encore reçu l'accueil qu'elle mérite.

Walter Wanger en 1941.



"Vendeur Pour Dames" (1951) va enfin lui apporter la gloire. Ensuite, chacun de ses films est un succès: "David Et Bethsabée", "With A Song In My Heart" lui vaut la médaille d'or des cinéphiles, "Les Neiges Du Kilimandjaro" est l'une des meilleures recettes de l'année. Elle incarne la plupart du temps des femmes d'action, volontaires.




















Elle se marie en seconde noce avec un homme d'affaires Floyd Eaton Chakley le 8 février 1957 ce qui lui permet de retrouver son équilibre jusqu'à son décès d'une hépatite le 9 janvier 1966.




Grâce à l'histoire de l'actrice Lilian Roth "Une Femme En Enfer" elle obtient pour la seconde fois la médaille d'or des cinéphiles. "Je Veux Vivre", une autre interprétation de personnage réel, Barbara Graham qui fut condamnée à la chambre à gaz consacre son talent de comédienne dramatique.






Sa performance est récompensée par le Prix des Critiques new-yorkais, l'Oscar de la meilleure actrice ainsi que de nombreux prix à l'étranger. Avec "Je Veux Vivre", elle a atteint le sommet de sa carrière. Et comme il arrive souvent après un grand succès, elle ne trouve plus de rôles à sa dimension. Elle ralentit alors son rythme de vie et voyage.





Elle s'absente deux ans des plateaux et elle part pour l'Italie tourner "Gu Pier Pour Trois Abeilles" quand son mari meurt subitement à l'âge de 56 ans. Selon le désir de son époux, elle se fait baptiser et se retire.

Cependant, lorsqu'on lui demande de remplacer Judy Garland dans "La Vallée Des Poupées" elle revient au studio et, sur sa lancée, elle crée "Mame" dans un théâtre de Las Vegas.





Malade, elle doit abandonner au bout de deux mois. Elle tourne son dernier film en 1972 "La Poursuite Sauvage", elle commence son ultime combat contre la maladie, une tumeur au cerveau qui l'emporte le 14 mars 1975 à Hollywood en Californie.





Prix :





Meilleure interprétation féminine, 1959 au(x) The Hollywood Foreign Press Association "Golden Globe Awards" pour le film : I want to live !
Meilleure interprétation féminine, 1959 au(x) Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : I want to live !
Meilleure interprétation féminine, 1958 au(x) New York Film Critics Circle Awards pour le film : I want to live !
Meilleure interprétation féminine, 1958 au(x) Festival International de Cinéma (Mar del Plata) pour le film : I want to live !
Prix d'interprétation féminine, 1956 au(x) Festival International du Film (Cannes) pour le film : I'll cry tomorrow
Meilleure interprétation féminine, 1953 au(x) The Hollywood Foreign Press Association "Golden Globe Awards" pour le film : With a song in my heart

Ouvrages :

A star, is a star, is a star ! The lives and loves of Susan Hayward / Christopher P. Andersen. - New York : Doubleday, 1980.
Red : the tempestuous life of Susan Hayward / Robert LaGuardia, Gene Arceri. - New York : Macmillan, 1985
Susan Hayward : her films and life / Kim R. Holston. - Jefferson, N.C. : McFarland, 2002
Susan Hayward : Portrait of a survivor / Beverly Linet. - New York : Atheneum, 1980.
Susan hayward and the movies / Clive Denton. - South Brunswick (N.J.] : A.S. Barnes, 1980
The films of Susan Hayward [Biographie] / Moreno Eduardo. - Secaucus : Citadel press, 1979 . 
Périodiques
Cinéma 72, n° 198, mai 1975
Cinéma, n° 198, mai 1975
Classic Images, n° 226, avril 1994
Classic Images, n° 226, avril 1994
Classic Images, n° 253, mai 1997
Classic Images, n° 253, mai 1997
Ecran, n° 36, mai 1975
Ecran, n° 36, mai 1975
Film Dope, n° 23, septembre 1981
Film Dope, n° 23, septembre 1981
Films and Filming, vol. 11 n° 6, mars 1965
Films and Filming, vol. 11 n° 6, mars 1965
Films in review, vol. 13 n° 5, mai 1962
Films in Review, vol. 13 n° 5, mai 1962
Photoplay, vol. 23 n° 5, mai 1972
Stars, n° 14, septembre 1992
Stars, n° 14, septembre 1992.

Filmographie :

Susan Hayward au Festival de Cannes 1956.




Actrice :

1938 : Hollywood Hotel : Une starlette à table
1938 : Le Mystérieux Docteur Clitterhouse (The Amazing Dr. Clitterhouse) d'Anatole Litvak : une patiente (scènes supprimées)
1938 : Campus Cinderella de Noel M. Smith : Co-Ed
1938 : Nuits de bal (The Sisters) d'Anatole Litvak : Une opératrice
1938 : Jeunes filles en surveillance (Girls on Probation) de William C. McGann
1938 : Comet Over Broadway de Busby Berkeley : non créditée
1939 : Beau Geste de William A. Wellman : Isobel Rivers
1939 : Our Leading Citizen d'Alfred Santell : Judith Schofield
1939 : $1000 a Touchdown de James Patrick Hogan : Betty McGlen
1941 : La Famille Stoddard (Adam Had Four Sons) de Gregory Ratoff : Hester Stoddard
1941 : Sis Hopkins de Joseph Santley : Carol Hopkins
1941 : Among the Living de Stuart Heisler : Millie Pickens
1942 : Les Naufrageurs des mers du sud (Reap the Wild Wind) de Cecil B. DeMille : Drusilla Alston
1942 : La Fille de la forêt (The Forest Rangers) de George Marshall : Tana 'Butch' Mason
1942 : Ma femme est une sorcière (I married a witch) de René Clair : Estelle Masterson
1942 : Au pays du rythme (Star Spangled Rythm) de George Marshall : Apparition
1943 : Young and Willing d'Edward H. Griffith : Kate Benson
1943 : Hit Parade of 1943 d'Albert S. Rogell : Jill Wright
1943 : La Vie aventureuse de Jack London (Jack London) de Alfred Santell : Charmian Kittredge
1944 : Alerte aux marines (The Fighting Seabees) de Howard Lydeeker et Edward Ludwig : Constance Chesley
1944 : Skirmish on the Home Front (court métrage) : Molly Miller
1944 : Le Singe velu (The Hairy Ape) de Alfred Santell : Mildred Douglas
1944 : Le bonheur est pour demain (And Now Tomorrow) de Irving Pichel : Janice Blair
1946 : Deadline at Dawn de Harold Clurman : June Goth
1946 : Le Passage du canyon (Canyon passage) de Jacques Tourneur : Lucy Overmire
1947 : Une vie perdue (Smash-Up, the Story of a Woman) de Stuart Heisler : Angelica Evans Conway
1947 : Ils ne voudront pas me croire (They Won't Believe Me) d'Irving Pichel : Verna Carlson
1947 : Moments perdus (The Lost Moment) de Martin Gabel : Tina Bordereau
1948 : Le Sang de la terre (Taps Roots) de George Marshall : Morna Dabney
1948 : The Saxon Charm de Claude Binyon : Janet Busch
1949 : Tulsa (Tulsa) de Stuart Heisler : Cherokee Lansing
1949 : La Maison des étrangers (House of the stangers) de Joseph L. Mankiewicz : Irene Bennett
1949 : Tête folle (My foolish Heart), de Mark Robson : Eloise Winters
1951 : L'Épreuve du bonheur (I'd climb the Highest Mountain) de Henry King : Mary Elizabeth Eden Thompson
1951 : L'Attaque de la malle-poste (Rawhide) de Henry Hathaway : Vinnie Holt
1951 : Vendeur pour dames (I Can Get It for You Wholesale) de Michael Gordon : Harriet Boyd
1951 : David et Bethsabée (David and Bathsheba) de Henry King : Bethsabée
1952 : Un refrain dans mon cœur (With a Song in My Heart) de Walter Lang: Jane Froman
1952 : Les Neiges du Kilimandjaro (The Snows of Kilimanjaro) de Henry King : Helen
1952 : Les Indomptables (The Lusty Men) de Nicholas Ray : Louise Merritt
1953 : Le Général invincible (The president's Lady ) de Henry Levin : Rachel Donaldson
1953 : La Sorcière blanche (White witch doctor) de Henry Hathaway : Ellen Burton
1954 : Les Gladiateurs (Demitrius and the gladiateur) de Delmer Daves : Messaline
1954 : Le Jardin du diable (Garden of devil) de Henry Hathaway : Leah Fuller
1955 : Tant que soufflera la tempête (Untamed) de Henry King : Kathie O'Neill
1955 : Le Rendez-vous de Hong Kong (Soldier of fortune) de Edward Dmytryk : Jane Hoyt
1955 : Une femme en enfer (I'll Cry Tomorrow) de Daniel Mann : Lillian Roth
1956 : Le Conquérant (The Conqueror) de Dick Powell : Bortai
1957 : Affaire ultra-secrète (Top Secret Affair) de Henry C. Potter : Dorothy 'Dottie' Peale
1958 : Je veux vivre ! (I Want to Live !) de Robert Wise : Barbara Graham
1959 : Caravane vers le soleil (Thunder in the Sun) de Russell Rouse : Gabrielle Dauphin
1959 : La Ferme des hommes brûlés (Woman Obsessed) de Henry Hathaway : Mary Sharron
1961 : The Marriage-Go-Round de Walter Lang : Content Delville
1961 : Le troisième homme était une femme (Ada) de Daniel Mann : Ada Gillis
1961 : Histoire d'un amour (Back street) de David Miller : Rae Smith
1962 : Choc en retour (I thank a fool) de Robert Stevens : Christine Allison
1963 : Les Heures brèves (Stolen Hours) de Daniel Petrie : Laura Pember
1964 : Rivalités (Where love as gone) de Edward Dmytryk : Valérie Hayden
1967 : Guêpier pour trois abeilles (The Honey Pot) de Joseph L. Mankiewicz : Mrs. Sheridan
1967 : La Vallée des poupées (Valley of the dolls) de Mark Robson : Helen Lawson
1967 : Think Twentieth (court métrage) : Elle-même
1972 : Say Goodbye, Maggie Cole de Jud Taylor (TV) : Jessie Fitzgerald
1972 : La Poursuite sauvage (The Revengers) de Daniel Mann : Elizabeth Reilly
1972 : Heat of Anger de Don Taylor (TV) : Jessie Fitzgerald
1981 : Sixty Years of Seduction - Documentaire TV
2001 : Cleopatra: The Film That Changed Hollywood - Documentaire TV -  : Elle-même.

Récompenses et nominations :



Oscars :

1948 : Nomination Meilleure actrice pour Une vie perdue
1950 : Nomination Meilleure actrice pour Tête folle
1953 : Nomination Meilleure actrice pour Un refrain dans mon cœur
1956 : Nomination Meilleure actrice pour Une femme en enfer
1958 : Meilleure actrice pour Je veux vivre !

Golden Globes :

1953 : Golden Globe de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Un refrain dans mon cœur.

Festival de Cannes : 

1956 : Prix d'interprétation féminine pour Une femme en enfer.





Sources Personnelles, Wikipédia pour la filmographie, YouTube, documents personnels.

http://lesetoilesfilantes.forumactif.fr/ ( Mon forum).