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mardi 22 octobre 2013

Hommage à Monsieur Lino Ventura décédé le 22 octobre 1987...


"Quand on me parle d'un personnage à interpréter, je sais pertinemment et d'une façon immédiate si je peux le faire, si ça me convient ou si ça ne va pas."
(Lino Ventura).



Lino Ventura, de son véritable nom Angelo Borrini, est né le 14 juillet 1919 à Parme ( Italie ).






Ses parents sont exportateurs et, en 1927, quittent l'Italie pour s'installer à Paris. Lino fréquente l'école du quartier mais son tempérament de bagarreur se révèle déjà et il est renvoyé à sa famille. Il n'a guère de goût pour les études et, très jeune, exercera plusieurs métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau.


C'est finalement dans une activité plus accordée à son tempérament et à sa carrure qu'il semble trouver sa voie : il devient lutteur professionnel. En 1950, il est champion d'Europe de lutte. Malheureusement, un accident survenu au cours d'un combat l'oblige à abandonner le ring. Mais, conquis par le milieu du sport et pour lui rester fidèle, il décide d'organiser des matches. Il devient un habitué de la salle Wagram à Paris.










C'est là que Jacques Becker le remarque et l'engage pour un rôle important dans TOUCHEZ PAS AU GRISBI , celui d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. C'est ainsi, sous le double parrainage du film policier et de son aîné, Jean Gabin, qu'il admire et qui le prend en amitié, que Lino Ventura débute dans un métier auquel il était, de toute évidence, destiné. Non seulement par un physique dont la virilité convient aux personnages du genre, qu'ils soient policiers ou gangsters, mais par son aisance, un naturel et un talent qui n'attendaient qu'une occasion pour se révéler.

"Le film du dimanche soir , celui qu'on avait le droit de regarder entièrement et qu'on rejouait à la récré avec les copains". 

"Un taxi pour Tobrouk" film français réalisé par Denys de La Patellière, sorti en 1960.










L'ascension de Lino Ventura a été rapide et régulière. Il a très vite prouvé qu'il savait être autre chose qu'un "bagarreur" ( LE GORILLE VOUS SALUE BIEN , LE FAUVE EST LÂCHÉ ) pour passer, grâce à son incontestable instinct de comédien, à des rôles plus complexes. Son véritable grand départ lui est donné par Claude Sautet, qui lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo, en 1960, dans CLASSE TOUS RISQUES. Un film qui marquait également sa première rencontre avec un auteur de la "Série Noire", José Giovanni.

"Le Deuxième souffle",1966 - Réalisateur Jean-Pierre Melville.  Lino avec Paul Frankeur.



"Le Fauve Est lâché", 1959 - Réalisateur  Maurice Labro .




"Classe tous risques",1960 - Réalisateur  Claude Sautet.






Lino Ventura dans "Les Tontons flingueurs".

La fameuse scène dans une cuisine où les gangsters tentent de faire la conversation nonchalante tout en buvant une liqueur vile et forte.





Lino Ventura et Bernard Blier dans "Les Tontons flingueurs".




Lino Ventura et Robert Dalban ( dit " gros nez" ) dans "Les Tontons flingueurs".








Lino Ventura est mort à Paris, d'une crise cardiaque , le 22 octobre 1987 , il avait eu 68 ans le 14 juillet

En 34 ans de carrière cinématographique, ce comédien "carré, secret, pas épais mais doué d'épaisseur" (Jean-Louis Bory), a inscrit son nom au générique de 75 films, de TOUCHEZ PAS AU GRISBI (1954) à LA RUMBA (1987), le dernier sorti sur les écrans avant sa mort. Le hasard a voulu que son premier et son dernier rôle soient celui d'un truand, Angelo dans le film de Becker, Nono dans celui de Roger Hanin où il n'était d'ailleurs qu'une silhouette, pittoresque certes mais combien fugitive, comme un geste d'adieu. 

Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo avec Andrea Parisy au festival de Cannes pour présentation du film "Cent mille dollars au soleil", le 30 mai 1964.






Photos de Lino Ventura, Jean Gabin et Alain Delon dans "Le Clan des Siciliens", (1969, dir. Henri Verneuil).






R.I.P Monsieur Lino Ventura....






Compilation de phrases et répliques cultes.



"Répliques cultes des Tontons Flingueurs."

 "Mais moi, les dingues, je les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère... J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au quat' coins de Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctione plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile !"


"Chez moi, quand les hommes parlent, les gonzesses se taillent !"


"Bougez pas ! Les mains sur la table ! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours !"


"Touche pas au Grisbi, salope !"


"Le piano, c'est l'accordéon du riche."


"Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît."


"Alors ? Il dort le gros con ? Et bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ! J'vais l'renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux."


"C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !"


"- Ah, faut reconnaître ! C'est du brutal !
- Vous avez raison... Il est curieux, hein ?
- J'ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner... Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme."


"Voilà quinze ans que je vis à la campagne, que je me couche avec le soleil et que je me lève avec les poules."


"Écoute, on t'connaît pas mais laisse-nous t'dire que tu t'prépares des nuits blanches,
des migraines... des "nervous break-down" comme on dit de nos jours."


"J'vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes, à ma pogne j'veux le voir ! Et j'vous promet qu'il demandera pardon, et au garde-à-vous..."


"Et c'est pour ça que je me permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! Ah !"


"Quand le lion est mort les chacals se disputent l'empire."


"Patricia mon petit, je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menues !"


"La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer..."


"Quand la protection de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier !"


"J'dis pas que Louis était toujours très social, non, il avait l'esprit de droite. Quand tu parlais augmentation de vacances, il sortait son flingue avant que t'aies fini..."

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