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vendredi 7 juin 2013

Gail Russell (21 Septembre 1924 - 26 Août 1961).


 Gail Russell est une actrice américaine, née Elizabeth L. Russell à Chicago (Illinois) le 21 septembre 1924, décédée d'une crise cardiaque à Los Angeles (Californie) le 26 août 1961.


 La vie de Gail Russell est malheureusement une histoire sans" happy end". 
C’est l’histoire d’une inadaptée à la vie, d’une hyper sensible qui n’était pas faite pour affronter les feux de la rampe et un monde factice. Pour fuir la réalité, ou l’affronter, Gail avait comme alliée l’alcool.





Elle est morte à l’aube de ses 37 ans le 24 août 1961. 
Pour Hollywood, elle était une  « has been » depuis bien longtemps.



 Elle était née Elizabeth Russell le 21 septembre 1924 à  Chicago.
Très belle avec un visage d’un ovale parfait, encadré d’une somptueuse chevelure ébène. Des yeux couleur d’azur d’une extrême limpidité. Un corps de déesse.





Réservée, d’une timidité quasi maladive, à cause de cela difficile à apprivoiser, en permanence sur ses gardes.



Un talent scout de la Paramount l’avait remarquée dans un cours d’art dramatique vers lequel ses parents l’avaient dirigée dans l’espoir de la guérir de sa paralysante timidité.

 Le jour où elle reçut une convocation du studio, littéralement prise de panique, il fallut que sa mère l’y traînât presque de force. 
Pourtant elle réussit à triompher à la fois de ses nerfs et du classique bout d’essai. Il en résulta un contrat de sept ans à la Paramount.



Son studio lui confia bien vite un petit rôle dans « Henry Aldrich gets glamour ».



Le résultat s’avérant satisfaisant, la Paramount décida de s’occuper activement du lancement de leur nouvelle pensionnaire, dont l’éclatante photogénie était incontestable. C’était encore l’époque où chaque studio avait sa pépinière d’espoirs.

Mais ce qui vient naturellement à d’autres par la pratique exigea toujours une énorme somme d’efforts de la part de Gail, fait longtemps ignoré à Hollywood. 
Pourtant un incident mineur à l’époque de « The Uninvited » aurait dû mettre la puce à l’oreille. 



Le jour du premier tour de manivelle, Gail bafouilla lamentablement au cours d’une scène l’opposant à Ray Milland. Il fut décidé d’interrompre le travail jusqu’après déjeuner. Gail alla se réfugier dans un bar, lorsqu’elle ressortit de là, les nerfs remis en place par l’absorption d’un scotch, elle était d’euphorique humeur. 
Et la scène fut tournée avec un minimum d’effort. Gail prit l’habitude de « prendre un petit remontant », ce qui était une petite habitude devint un vice.

Elle devint vite une nouvelle vedette dans l’usine Paramount, on la retrouve en 1944 face à Gingers Rogers dans « Lady in the dark ». 






Elle est opposée à la nouvelle grande star de la Paramount, Alan Ladd, dans « Salty o’rourke », en 1945, puis dans « Calcutta » en 1947. 






Dans ce dernier film, elle fut utilisée à contre emploi en interprétant une femme fatale de la pire espèce. Son physique, sa présence chaleureuse et sa voix douce en faisaient d’ordinaire un personnage innocent et vulnérable.



Elle incarne dans « The Angel and the Badman » la rédemption de John Wayne, elle est Penny cette jeune fille quaker naïve mais allant droit au but, d’une grande pureté et d’une immense tendresse dont on ne peut faire autrement que de tomber sous le charme et ce, dès leur première rencontre qui voit John Wayne s’évanouir dans les frêles bras de Penny qui le recueille avec extase et enchantement.







 Elle sera tout aussi inoubliable dans le "Réveil de la sorcière rouge" de Edward Ludwig avec de nouveau John Wayne. 







Elle glissa tout doucement vers les films de séries produit par la Paramount. Lorsque son contrat arriva à échéance la carrière de Gail s’effrita. Il se chuchotait que la jeune vedette buvait plus que de raison.

Gail lors de son arrestation...



Elle fut arrêtée en 1954 pour conduite en état d’ivresse et la presse en fit étalage avec un réel plaisir. 1955 et 1956, on la retrouva au générique d’un excellent western de Budd Boetticher « Seven Men from now » et de « The Tattered Dress » de Jack Arnold. Mes ses vieux démons la rattrapent.











On la retrouva morte dans son modeste appartement entourée de bouteilles vides et criblées de dettes. Ainsi disparut un ange.


Gail Russell fut l’épouse de Guy Madison de 1949 à 1954. Ils se fréquentèrent quatre ans avant de s’unir.






Filmographie complète :

Au cinéma :



1943 : Harry Aldrich gets Glamour de Hugh Bennett
1944 : La Falaise mystérieuse (The Uninvited) de Lewis Allen
1944 : Our Hearts were Young and Gay de Lewis Allen
1944 : Les Nuits ensorcelées (Lady in the Dark) de Mitchell Leisen
1945 : Sa dernière course (Salty O'Rourke) de Raoul Walsh
1945 : La Taverne de la folie (Duffy's Tavern) de Hal Walker
1945 : L'Invisible Meurtrier (The Unseen) de Lewis Allen
1946 : Our Hearts were Growing Up de William D. Russell
1946 : Quatre filles cherchent un mari (The Bachelor's Daughters) d'Andrew L. Stone
1947 : L'Ange et le Mauvais Garçon (Angel and the Badman) de James Edward Grant
1947 : Hollywood en folie (Variety Girl) de George Marshall
1947 : Meurtres à Calcutta (Calcutta) de John Farrow
1948 : Les Yeux de la nuit (Night has a Thousand Eyes) de John Farrow
1948 : Le Réveil de la sorcière rouge (Wake of the Red Witch) d'Edward Ludwig
1948 : Le Fils du pendu (Moonrise) de Frank Borzage
1949 : La Révolte des fauves (Song of India) d'Albert S. Rogell
1949 : El Paso, ville sans loi (El Paso) de Lewis R. Foster
1949 : Dan Patch le victorieux (The Great Dan Patch) de Joseph M. Newman
1950 : Dans les mers de Chine (Captain China) de Lewis R. Foster
1950 : Haines (The Lawless) de Joseph Losey
1951 : Les Cadets de l'air (Air Cadet) de Joseph Pevney
1956 : Sept hommes à abattre (Seven Men from Now) de Budd Boetticher
1957 : La Robe déchirée (The Tattered Dress) de Jack Arnold
1958 : Son dernier vol (No Place to Land) d'Albert S. Gannaway
1961 : The Silent Call de John A. Bushelman
À la télévision (séries) [modifier]
1956 : Studio 57, Saison 2, épisode 29 Time, Tide and a Woman
1960 : The Rebel, Saison 1, épisode 19 Noblesse oblige (titre original) de Bernard L. Kowalski
1960 : Manhunt, Saison 1, épisode 33 Matinee Mobster.

À la télévision (séries) :



1956 : Studio 57, Saison 2, épisode 29 Time, Tide and a Woman
1960 : The Rebel, Saison 1, épisode 19 Noblesse oblige (titre original) de Bernard L. Kowalski
1960 : Manhunt, Saison 1, épisode 33 Matinee Mobster.



Sources personnelles et Wikipédia pour la filmographie, YouTube pour les vidéos.







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