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vendredi 17 mai 2013

Edward G. Robinson ( 12 décembre 1893 - 26 janvier 1973 ).


  Citations :

" Je n'ai pas rassemblé l'art, l'art m'a rassemblé. Je n'ai jamais trouvé des peintures. Elles m'ont trouvé. J'ai même jamais possédé une oeuvre d'art. Elles m'ont possédé".

"Un personnage était toujours une grande responsabilité pour moi".

"Certains ont la jeunesse, d'autres ont la beauté, moi j'ai la menace".


 Edward G. Robinson, de son vrai nom Emanuel Goldenberg, naît le 12 décembre 1893 à Bucarest, en Roumanie.
Il arrive aux Etats-Unis avec sa famille en 1903. A dix-huit ans, il s'inscrit à l'Académie d'art dramatique de New York et débute au théâtre en 1913.

Le 21 janvier 1927, il se marie avec Gladys Lloyd (1895-1971) mais divorcent en 1956. Ils eurent un fils : Edward G. Robinson Jr (1939-1974).



Edward G. Robinson et son fils.




Edward G.Robinson et Edward G. Robinson Jr. Zane Grey Theater en 1962.



 Il se fait peu à peu connaître à Broadway, notamment grâce à la pièce The kibitzer, qu'il écrit et interprète en 1929.


 Il fait une apparition au cinéma muet en 1913 dans Arms and the woman de George Fitzmaurice puis en 1923 dans The bright shawl de John S. Robertson.




Il est repéré par la Warner dans la pièce The racket, dans laquelle il interprète le gangster Nick Scarsi.

 Jusqu'en 1930, Edward G. Robinson interprète des petits rôles, comme dans Le trou dans le mur (1929) de Robert Florey. Il obtient la consécration en 1930 dans Little Caesar de Mervyn LeRoy.








 Le visage et l'attitude froids et frustres de l'acteur le désignent pour incarner à merveille le caïd Rico Bandello. Edward G. Robinson, le cigare à la bouche, jetant ses ordres du coin des lèvres et dirigeant sa bande avec une brutalité impitoyable, s'impose comme l'archétype du gangster américain des années 1930. Suite au succès du film, la Warner l'engage pour devenir le gangster numéro un des studios. Edward G. Robinson devient ainsi le dur à la voix râpeuse et au faciès ingrat.

 Il multiplie les emplois du genre, tout en y apportant une touche très personnelle ; il est par exemple étonnant en gangster chinois dans Le bourreau (1931) de William A. Wellman. L'année suivante, Howard Hawks lui offre un rôle inclassable, celui du chasseur de requin manchot du Harpon rouge (1932)







Forts de cette collaboration réussie, les deux hommes se retrouvent pour Ville sans loi (1935), où Edward G. Robinson interprète avec sa fougue habituelle un patron de saloon.





 Puis l'acteur s'oriente vers des personnages plus humains : émouvant en docteur Erlich découvrant un remède contre la syphilis dans Dr Erlich's magic bullet (1940) de William Dieterle, il devient un homme vieilli et bafoué dans La femme au portrait (1944) de Fritz Lang. 










En 1942, il fait également partie de l'incroyable casting de "Six Destins" : Charles Boyer, Rita Hayworth, Ginger Rogers, Henry Fonda, Gail Patrick, Roland Young ou encore W.C. Fields.




 Il revient en force en gangster dans Key Largo (1948) de John Huston ; sa première scène est remarquable : il apparaît suant dans un bain chaud, le cigare collé à la commissure des lèvres. Toujours prêt à élargir la gamme de son talent, Edward G. Robinson prouve qu'il sait aussi jouer la comédie, incarnant un petit-bourgeois italien dans Un trou dans la tête (1959) de Frank Capra.







Sa carrière est au sommet mais comme pour tout individu, un jour ou l'autre, la carrière décline et son âge accentu ses difficultés pour trouver un bon rôle sans compter que la maladie le guette.

Le 16 janiver 1958, il se marie avec Jane Robinson jusqu'à son décès le 26 janvier 1973. Elle est décédée en 1991. Ils n'eurent aucun enfant.




La fin de sa carrière ne fut pas à la hauteur de ses débuts. Le comédien reçut, quelques semaines avant sa disparition en janvier 1973, un hommage d'Hollywood sous la forme d'un Oscar spécial pour l'ensemble de sa carrière. Atteint d'un cancer, Edward G. Robinson était en traitement au Mount Sinai Hospital d'Hollywood lorsque, le 31 décembre 1972, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences décida de lui décerner un Oscar spécial pour l'ensemble de sa carrière.



 Sa dernière apparition date de 1973 dans le film "Soleil Vert" avec Charlton Heston.

La statuette lui fut présentée, après l'avoir embrassée, éclata en sanglots, promettant d'être présent à la cérémonie officielle, en mars 1973.
Edward G. Robinson nous quitte le 26 janvier 1973 à Hollywood, en Californie.
Son fils est décédée d'une crise cardiaque le 26 février 1974 à Los Angeles, soit à peine 13 mois après son père. Il laisse derrière lui un fils et une fille.

Autres activités :

Edward G. Robinson débute sur les planches et y remonte à l'occasion. En 1956, après une longue absence, il revient à Broadway en veuf qui se remarie à une toute jeune femme dans Middle of the Night de Paddy Chayefsky. La pièce est un succès.

Il intervient régulièrement à la radio et anime notamment l'émission Big Town.

Filmographie.

 Edward G. Robinson ( The Sea Wolf).



1929 : Le Trou dans le mur (The Hole in the wall) de Robert Florey
1930 : Une femme à aimer (A Lady to love) de Victor Sjöström
1930 : Les Révoltés (Outside the Law) de Tod Browning
1931 : Le Petit César (Little Caesar) de Mervyn LeRoy
1931 : Les Bijoux volés (The Slippery Pearls) de William C. McGann : Caméo
1932 : L'Honorable Monsieur Wong (The Hatchet Man) de William A. Wellman
1932 : Le Harpon rouge (Tiger Shark) d'Howard Hawks
1932 : Valet d'argent (Silver Dollar) d'Alfred E. Green
1933 : I Loved a Woman d'Alfred E. Green
1934 : L'Homme aux deux visages (The Man with Two Faces)
1935 : Ville sans loi d'Howard Hawks
1935 : Toute la ville en parle de John Ford
1936 : Guerre au crime de William Keighley
1937 : Le Dernier Combat de Michael Curtiz
1937 : Le Dernier Gangster d'Edward Ludwig
1938 : Un meurtre sans importance (A Slight Case of Murder) de Lloyd Bacon
1938 : Le Mystérieux docteur Clitterhouse d'Anatole Litvak
1939 : Les Aveux d'un espion nazi d'Anatole Litvak
1939 : Chantage (Blackmail), de H. C. Potter
1940 : La balle magique du Docteur Ehrlich de William Dieterle
1940 : Une dépêche Reuter de William Dieterle
1941 : Le Vaisseau fantôme de Michael Curtiz
1941 : L'Entraîneuse fatale de Raoul Walsh
1942 : Six destins de Julien Duvivier
1943 : Obsessions de Julien Duvivier
1944 : Tampico de Lothar Mendes
1944 : Mr. Winkle Goes to War d'Alfred E. Green
1944 : La Femme au portrait de Fritz Lang
1944 : Assurance sur la mort de Billy Wilder
1945 : La Rue rouge de Fritz Lang
1946 : Le Criminel d'Orson Welles
1947 : La Maison rouge (The Red House) de Delmer Daves
1948 : Les Yeux de la nuit de John Villiers Farrow
1948 : Key Largo de John Huston
1948 : Ils étaient tous mes fils (All My Sons) d'Irving Reis
1949 : La Maison des étrangers (House of the stangers) de Joseph L. Mankiewicz
1949 : Les Travailleurs du chapeau de David Butler
1950 : My Daughter Joy de Gregory Ratoff
1953 : Investigations criminelles (Vince Squad) de Arnold Laven
1953 : Big Leaguer de Robert Aldrich
1954 : Mardi, ça saignera d' Hugo Fregonese
1954 : Le Crime de la semaine de Jack Arnold
1955 : Le Souffle de la violence de Rudolph Maté
1955 : Coincée (Tight spot) de Phil Karlson
1955 : Colère noire de Frank Tuttle
1956 : Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille
1959 : Un trou dans la tête de Frank Capra
1960 : Les Sept Voleurs de Henry Hathaway
1960 : Pepe de George Sidney : (Caméo)
1962 : Quinze jours ailleurs de Vincente Minnelli
1962 : Ma geisha de Jack Cardiff
1963 : Pas de lauriers pour les tueurs de Mark Robson
1964 : Prête-moi ton mari de David Swift
1964 : Les Sept Voleurs de Chicago de Gordon Douglas
1964 ; L'Outrage de Martin Ritt
1964 : Les Cheyennes de John Ford
1965 : Le Kid de Cincinnati de Norman Jewison
1967 : L'Or de Mackenna de Jack Lee Thompson
1967 : Le Carnaval des truands de Giuliano Montaldo
1968 : Frissons garantis de Jerry Paris
1968 : Au diable les anges de Lucio Fulci
1973 : Soleil vert de Richard Fleischer





Collectionneur de peinture, il est contraint de vendre ses tableaux, parmi lesquels on compte de nombreuses toiles de maître, lors de son divorce d'avec Gladys Lloyd.




 Prix pour l'ensemble de la carrière, 1973 au(x) Academy of Motion Picture Arts and Sciences. 
• Prix pour l'ensemble de la carrière, 1970 au(x) Screen Actors Guild Awards (Los Angeles). 
• Meilleure interprétation masculine, 1949 au(x) Festival International du Film (Cannes) pour le film : House of strangers.





Sources personnelles et Cinememorial.

1 commentaire:

  1. Il a reçu ce que Marlene appelait "l'Oscar du pied dans la tombe". Ils avaient joué ensemble dans "Manpower".
    Son dernier film, "Soleil vert", clôt en beauté sa longue carrière.
    Merci.

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