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mardi 16 avril 2013

"Meet Mee In St. Louis". 1944.








  “Le Chant du Missouri” ( Meet Me In St. Louis ) tient une place très importante dans l’histoire du cinéma musical, et ce, à plus d’un titre. D’une part, ce film de 1944 constitue l’un des plus grands succès commerciaux de la Metro-Goldwyn-Mayer.





Le public lui fait un triomphe à sa sortie, et, aujourd’hui encore, ce classique reste extrêmement populaire aux Etats-Unis.
 Le film s’ouvre sur la préparation familiale du ketchup!).



Par ailleurs, le tournage a vu se former un couple légendaire - Vincente Minnelli et Judy Garland-qui collaborera pour quatre autres films : ” The Clock, Ziegfeld Follies, La Pluie qui chante et Le Pirate”.




Dans “Le Chant du Missouri", les sentiments du cinéaste pour son actrice principale se lisent aisément dans la façon dont chaque plan la magnifie… Mais on sent aussi dans le film le plaisir que prend Vincente Minnelli à utiliser pour la première fois la couleur.



Tout sert ici le plaisir des yeux, et le cinéaste (épaulé par un décorateur et une costumière de grand talent) inaugure dans ” Le Chant du Missouri”, l’extraordinaire palette qui rendra ses films suivants immédiatement reconnaissables, et fera de lui le grand esthète de la MGM.










Premier des cinq films tournés par Vincente Minnelli avec Judy Garland, cette comédie musicale de 1944 est un hymne à l’amour et aux joies de la famille. Genèse d’un immense succès.

Synopsis :

En 1903, la ville de Saint-Louis se prépare avec effervescence à l’Exposition Universelle qui doit célébrer le centenaire de la vente de la Louisiane aux Etats-Unis. La Famille Smith attend elle aussi ce grand évènement, même si certains de ses membres se passionnent pour d’autres questions. La jeune Esther s’inquiète notamment du fait que le prétendant de sa soeur aînée ne semble pas vouloir se déclarer…










La maison du bonheur…

Lorsque débute le tournage du ” Chant du Missouri “, le 7 décembre 1943, cela fait exactement deux ans que les Etats-Unis sont entrés en guerre. Dans ce climat sombre, la MGM s’efforce de produire des films capables de redonner le moral au public, et c’est clairement dans cette intention que ce nouveau projet est mis en chantier par Arthur Freed, le responsable des comédies musicales.




Adapté d’un recueil de nouvelles de Sally Benson, le scénario d’Irving Brecher et Fred Finklehoffe joue la carte d’une Amérique souriante et nostalgique. L’intrigue repose sur certaines valeurs, en particulier la vie de famille, et les dialogues distillent un humour bon enfant.

 Sally Benson.



Irving Brecher.



 Fred Finklehoffe.



Bref Arthur Freed veut faire du ” Chant du Missouri ” une histoire réconfortante pour petits et grands. Mais lorsqu’il propose le projet à Judy Garland, il a la mauvaise surprise d’essuyer un refus. Âgée de 21 ans, la jeune star du studio ne veut pas jouer à nouveau une adolescente romantique, emploi dont elle commence tout juste à se sortir. C’est Vincente Minnelli qui la convainct d’accepter le rôle d’Esther-dont elle dira plus tard qu’il était son préféré.


Grand spectacle…

” Le Chant du Missouri ” est le troisième film de Vincente Minnelli, et sa première super production. Car Arthur Freed voit les choses en grand. La maison des Smith, ainsi que la rue dans laquelle elle s’élève, sont construits dans les studios de la MGM, pour la bagatelle de 200 000 dollars ( ils seront utilisés pendant trente ans ).

Cedric Gibbons.




Irene Sharaff.




Freed donne en outre carte blanche à deux précieux collaborateurs, le directeur artistique Cedric Gibbons et la costumière Irene Sharaff, pour recréer le mobilier et les costumes de 1903, en leur donnant une touche ” hollywoodienne “.










Le film va d’ailleurs être tourné en Technicolor, ce qui plaît d’ailleurs beaucoup à Vincente Minnelli, qui a travaillé jusqu’alors en noir et blanc. Quand à la partie musicale, elle repose sur des chansons composées par le nouveau tandem en vogue à Broadway, Hugh Martin et Ralph Blane. Elles seront interprétées par les acteurs eux-mêmes, à l’exception du duo des parents, pour lequel Mary Astor et Leon Ames doivent être doublés par la chanteuse Denny Markas et Arthur Freed lui-même.

Hugh Martin et Ralph Blane.




Distribution de ” Meet Me In St.Louis “, 1944.








Titre : Le Chant du Missouri
Titre original : Meet Me in St. Louis
Réalisation : Vincente Minnelli
Production : Arthur Freed
Sociéte de production : MGM
Scénario : Irving Brecher, Fred F. Finklehoffe d’après le roman de Sally Benson
Directeur de la photographie : George J. Folsey
Deuxième assistant opérateur : Robert J. Bronner (non-crédité)
Décors : Cedric Gibbons, Lemuel Ayers, Jack Martin Smith
Musique : George Stoll
Adaptation musicale : Roger Edens
Directeur chorégraphique : Charles Walters
Chorégraphie : Paul Jones
Direction artistique : Lemuel Ayers, Cedric Gibbons et Jack Martin Smith
Costumes : Irene Sharaff et Irene
Montage : Albert Akst
Pays d’origine : États-Unis
Genre : Musical
Format : Couleurs (Technicolor) - 1,37:1 - mono - 35 mm
Date de sortie : 28 novembre 1944 (USA)
Durée : 113 minutes








Distribution :

Judy Garland : Esther Smith
Lucille Bremer : Rose Smith
Margaret O’Brien : Tootie Smith
Mary Astor : Mme Anna Smith
Leon Ames : M. Alonzo Smith
Marjorie Main : Katie
Tom Drake : John Truett
Harry Davenport : Grandpa
June Lockhart : Lucille Ballard
Henry H. Daniels Jr. : Lon Smith Jr.
Joan Carroll : Agnes Smith
Hugh Marlowe : Colonel Darly

Love Story…

Bien que les relations entre Minnelli et Judy Garland commencent par être conflictuelles, elles se détendent rapidement, au point de se transformer en idylle ( ils se marieront en 1945, et donneront naissance à leur fille Liza l’année suivante ).

L’actrice qui souffre de terribles angoisses au sujet de son physique, est étonnée de se découvrir si belle à l’image.
De fait, la maquilleuse recommendée par Minelli, Dorothy Ponedel, met admirablement en valeur son visage, et Judy exigera de travailler désormais avec elle.





L’alchimie opère également entre le cinéaste et les autres membres du casting, et le film qui résulte de ces quatre mois de tournage paraît fort réussi à Arthur Freed.
C’est aussi ce que pensera le public, qui propulse ” Le Chant du Missouri ” à la deuxième place du box-office pour l’année 1944.







Sources personnelles.




2 commentaires:

  1. Après avoir aimé la fragile Judy et admiré son talent, Marlene a eu des mots très durs à son décès : elle voulait mourir, elle ennuyait tout le monde, elle est morte, et bien tant mieux !
    Merci.

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  2. En effet c'est très dur de sa part , je trouve , surtout que Judy était malade en fait et tout comme Jean Harlow de la faute d'une proche , sa mère. Merci.

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