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jeudi 7 mars 2013

Jean Harlow ( 3 mars 1911 - 7 juin 1937).



 Jean Harlow ne suit aucune formation cinématographique mais tire parti de son physique attrayant pour être figurante dans une dizaine de productions.
Jean Harlow est une de ces comédiennes célèbres dont très peu savent citer un seul de ses films. Un paradoxe qui tient à la légende sordide et licencieuse dont l'actrice ne parvient jamais à se défaire. Elle n'a pas dix-huit ans lorsque son "type" de blonde platine attire Ernst Lubitsch qui lui offre un de ses premiers petits rôles. Elle se révèle au public en 1930 dans "Les anges de l'enfer" d'Howard Hugues, en incarnant une jeune anglaise délurée.



 Avec ses manières de sale môme et ses allures de garce, Jean Harlow défraie bientôt la chronique. Exécrable, fagotée comme un as de pique, le sexe incarné : la critique l'enferme dans un personnage qu'elle assume volontiers. Elle est bientôt surnommée "Blonde Platine", à cause du film éponyme qu'elle tourne avec Frank Capra en 1931.



  Mais c'est avec une autre couleur de cheveux qu'elle s'impose à Hollywood en 1933. Elle a vingt-deux ans lorsqu'elle interprète "La belle aux cheveux roux" de James Conway.



 Elle vient de se marier avec le directeur de la photo de la Metro-Goldwyn-Mayer, Hal Rosson, et acquiert à ses côtés le professionnalisme qui lui fait encore défaut.


 Elle reste encore pour un temps dans des rôles de fausse sotte, notamment dans "La belle de Saïgon", au côté de Clark Gable, mais trouve de quoi exprimer un jeu moins criard avec "Une fine mouche" (1936) de James Conway ou "Valet de coeur" (1937) de W. S. Van Dyke. Elle n'a pas le temps d'achever son dernier film, "Saratoga" de James Conway : elle meurt à l'âge de vingt-six ans. Aussitôt, cette mort brutale et prématurée fait d'elle un mythe ; ses funérailles donnent lieu a des scènes d'idolâtrie mémorables dans tous les Etats-Unis.








Jean Harlow — parfois orthographié Harlowe, de son vrai nom Harlean Carpenter, abandonné officiellement en 1935 au profit de son nom de scène — est une célèbre actrice américaine des années 1920. Elle naît le 3 mars 1911 à Kansas City, Missouri, et meurt le 7 juin 1937 à Los Angeles (Californie). Surnommée par la presse « Baby », ou « The Platinum Blonde », en référence au film éponyme sorti en 1931, elle est morte en pleine gloire d'un empoisonnement urémique causé par une néphrite aiguë.


Elle fut découverte par Howard Hughes qui lui donna le premier rôle féminin dans le film Hell's Angels en 1930.

Son enfance...



 Son père, Montclair Carpenter, est un grand dentiste. Sa mère s'appelle Jean, et on la nommera « Mama Jean ». À huit ans, l'enfant est inscrite à l'école de jeunes filles de Miss Barsto. Elle y restera jusqu'au divorce de ses parents, à l'âge de neuf ans et reverra très peu son père (à la suite de cet abandon, elle recherchera toujours un père, par l'intermédiaire de ses maris et amants).
Sa mère partie chercher du travail à Chicago, Harlean demeure auprès de ses grands-parents, qui prennent son éducation en main. La jeune fille, qui a désormais un beau-père, Marino Bello
, un charmeur sicilien volage, continue son apprentissage à Kansas City, sous la férule de son grand-père. En 1926, sa mère est de retour et s'installe avec son nouveau mari. C'est maintenant Marino qui s'occupe de l'éducation d'Harlean, lui apprenant notamment à danser le tango et la valse. Mais elle quitte cette drôle de famille recomposée en septembre 1926 pour devenir pensionnaire à Lake Forest, dans l'Illinois. D'après Jean Harlow, le livre d'Irving Shulman, Harlean écrit à sa famille disant ne pas y être heureuse, voulant rentrer à la maison et se plaignant que son père ne lui a écrit qu'une seule fois sur une feuille arrachée à son carnet de rendez-vous.



Sa famille l'« étouffe », sa mère est en effet extrêmement religieuse, a une telle emprise sur elle qu'elle décide de se marier, à seize ans seulement, pour se libérer, avec Charles F. Mac Grew, « un jeune fils de banquier âgé de 21 ans, qu'elle rencontra dans un bal » sans prévenir sa famille (personne même). Seulement, la mère de Harlean sépare les deux amoureux et elle revient à la maison.

 La bombe platine...



Jean Harlow (1932)Jean Harlow a surtout marqué l'histoire pour avoir été la première à arborer une coiffure blonde platine au cinéma. Elle doit son look légendaire à Max Factor qui lui teint les cheveux en blond platine et lui imagine un maquillage sombre et graphique, idéal pour le cinéma en noir et blanc. Mais elle doit également son succès à son jeu très sensuel qui lui vaut son surnom de « bombe platine ».




À l’époque, l’emploi d’une actrice blonde pour jouer des rôles à connotation sensuelle constitue une rupture radicale avec les habitudes des studios qui confiaient généralement aux brunes le soin de jouer les « bombes sexuelles » à l’écran. Jean Harlow fut la première actrice blonde à jouer les femmes fatales. C’est à partir des personnages qu'elle incarna durant sa courte carrière qu’est né le mythe érotique moderne — le culte — de la femme blonde dont Marilyn Monroe deviendra l'archétype; mais Marilyn ne deviendra blonde clair qu'en 1946 et c'est d'ailleurs ce nouveau look qui l'aidera à percer. Elle devint blonde platine en 1960 lors du film "Le Milliardaire", La brune Lana Turner adoptera le blond en 1938 pour un rôle dans un film avec Clark Gable, film qu'elle ne tournera finalement pas.


Jean Harlow suscita une mode des cheveux blonds platine chez les jeunes américaines, qui décolorèrent leurs cheveux avec du peroxyde vendu dans les pharmacies. C'est surtout la première fois que le cinéma est à l'origine d'une mode chez les jeunes spectatrices. Sa notoriété rapide et spectaculaire lui vaut d'être la première actrice de cinéma à faire la couverture du magazine Life en mai 1937, un mois avant sa disparition.

L’American Film Institute a classé Jean Harlow à la 22e place des légendes hollywoodiennes du XXe siècle.

 Anecdotes...




Jean Harlow fut la maîtresse de Bugsy Siegel, un ganster américain et l'inventeur supposé du jeu à Las Vegas et fut la marraine de la fille de Siegel prénommée Millicent.


 Elle fut aussi la maîtresse amante d'un autre malfrat, Abner Zwillmann, qui lui permit de tourner des films avec la Columbia, en échange du remboursement d'un prêt accordé par Zwillmann à Harry Cohn, le patron du studio à l'époque. 


Jean Harlow fut aussi une des maîtresses d'Howard Hughes, qui la dirigea dans son film Hell's Angels (1930). 
Dans le film The Aviator de Martin Scorsese (2004) consacré à ce dernier, la chanteuse Gwen Stefani interprète le rôle de Jean Harlow. 

Paul Bern, producteur à la MGM et le second mari de Jean Harlow, fut retrouvé mort dans la chambre de sa femme située dans leur maison de Easton Drive, à Benedict Canyon. Il était nu, et couvert du parfum de son épouse. On affirma plus tard que Bern fut assassiné par une maîtresse éconduite qui voulut se venger après leur rupture. 


Enfant, Marilyn Monroe fit de Jean Harlow l'un de ses modèles. Un studio envisagea en 1962 de tourner une biographie de l'actrice et pressentit Marilyn pour tenir le rôle, mais ce projet ne vit jamais le jour.

Décès de Jean Harlow...

Jean Harlow est morte de ne pas s'être soignée. Le 4 janvier 1937, Jean est sur le point de terminer "Valet de cœur". Elle tombe malade, contracte la grippe et doit rester au lit jusqu'à la fin du mois de mars. Peu après, les premiers symptômes de la maladie qui va l'emporter apparaissent. Elle refuse de se soigner malgré les conseils des médecins. Elle souffre horriblement, les médecins doivent lui arracher les dents infectées qui la font souffrir. Elle doit également se reposer pendant une longue période, mais doit commencer le tournage de ce qui sera son dernier film, "Saratoga", avec Clark Gable.


L'infection rénale dont elle souffre provoque des ravages de plus en plus importants sur sa santé. La douleur est telle qu'elle doit s'absenter du plateau toutes les dix minutes. Un soir, elle s'évanouit dans les bras de Clark Gable. Cette fois, elle accepte de se faire soigner par les médecins. Mais sa mère, qui depuis longtemps exerce une tutelle tyrannique, empreinte de fanatisme religieux, refuse de lui prodiguer les soins nécessaires. Selon elle, le recours aux médicaments est un véritable péché, seules de longues prières peuvent sauver Jean. 

Clark Gable, tente de la voir, mais Mama Jean l'empêche d'entrer et lui explique qu'elle s'occupe d'elle grâce à la Science Scientists, qu'elle guérira (et que Gable devrait se convertir à cette science). Ce dernier, inquiet, rapporte les dires à Landau, qui se rend compte de la gravité de la situation, et convainc Mama Jean de faire venir au moins un médecin, compromis qu'elle accepte, tant qu'elle reste aux côtés de sa fille. Elle autorise même une piqûre par une des infirmières, destinée à soulager les souffrances de sa fille. Elle ne laisse entrer quiconque dans la chambre de sa fille pendant que les seules personnes s'occupant de Jean ( Landau et le personnel médical) tentent de la convaincre de l'emmener à l'hôpital tout de suite, ces soins là n'étant pas suffisants. Ses médecins ont même l'idée de montrer à la mère des pages de Science and Health (le mouvement religieux dont elle est adepte) car il permettrait d'espérer que l'on pourrait sur ce point lui faire entendre raison : « Il est préférable que les Christian Scientists abandonnent la chirurgie, la réparation des os brisés et les dislocations au mains d'un chirurgien, le guérisseur spirituel se confinant à la restauration de l'esprit. »

Finalement, Arthur Landau et les médecins l'enlèvent de force, pour la faire hospitaliser. Malheureusement, il est trop tard et le 7 juin 1937, à 11 h 37, Jean Harlow décède, malgré des soins de qualité, d'une crise d'urémie: « Jean subit deux transfusions mais vers neuf heures du matin, médecins et soignantes constatèrent que sa respiration était oppressée et faible, le souffle ténu qui sont les signes avant-coureurs de la fin. Des spasmes convulsifs indiquaient un œdème cérébral galopant. On fit à Jean injection d'adrénaline par voie intraveineuse pour l'aider à respirer mais elle ne sortait du coma que quelques instants chaque fois. Tentative désespérée pour sauver l'actrice, on fit venir une équipe de réanimation de la caserne des pompiers de Los Angeles. Sous la direction du capitaine Warren Blake, deux pompiers la placèrent sous une tente à oxygène et lui appliquèrent un masque sur le visage. » Page 324, le capitaine déclara : « Immédiatement, il nous est apparu qu'il n'existait pas d'espoir de la ressusciter. [...] Nous avons installé quatre bouteilles d'oxygène, reliées à un masque fixé sur son visage et nous avons commencé de lui insuffler de l'oxygène dans les poumons. Sa mère lui parlait et la secouait doucement pour essayer de la réveiller. Elle disait des paroles incohérentes. William Powell s'est avancé pour lui dire quelque chose mais il n'a pas pu. Il a craqué et a reculé. [...] Miss Harlow a été déclarée morte à 11 h 37. Nous avons continué les insufflations d'oxygène jusqu'à 11 h 40. ». Pour parvenir à boucler le tournage, on fait appel à une doublure, filmée de dos. « Ce fut Alice Faye- également blonde et nantie de formes opulentes- qui remplaça Jean Harlow. ».


Quand on annonça sa mort, William Powell eut un sanglot et quitta le hall, la mère de Jean fit une crise de nerfs et on lui administra des calmants, les chauffeurs de Jean pleuraient, leur visage pressé contre le mur. Landau et un des médecins descendirent l'escalier et furent conduits dans un petit bureau par une infirmière, qui perdant son calme professionnel, joignit ses larmes aux leurs.
Ses obsèques resteront parmi les plus grandioses de l'histoire du cinéma. Sa dépouille est placée dans un grand sarcophage drapé de velours noir. Elle n'avait que 26 ans. Sa mère dit : « Jamais elle n'a dit une méchanceté à propos de quelqu'un. Elle était toujours gaie, elle cherchait toujours à faire plaisir à chacun. » Son père a assisté à l'enterrement. La mère de Jean ne se sentira jamais responsable de la mort de sa fille et inaugurera un musée sur Jean. William Powell regrettera de ne pas l'avoir épousée, de ne pas l'avoir délivrée vraiment de l'éducation ultra religieuse de sa mère.
Le Time écrira : « Elle fut la première incarnation américaine du sex appeal. »
Louis B. Mayer dira : « Elle était la fille la plus belle et la plus gentille que j'ai connu. »
Clark Gable fut trop accablé par le chagrin pour faire des commentaires.


La mort de Jean suscita beaucoup de rumeurs : Jean serait morte à cause d'un régime trop draconien, ou d'un mélange d'alcool et de stupéfiants, ou d'un cancer provoqué par le liquide, la cire et le rembourrage sous-épidermique qu'elle aurait utilisé pour avoir une grosse poitrine, d'autres parlèrent de la syphilis, ou encore que ce sont les soi-disantes teintures qui ont empoisonné son cerveau... Elle repose au cimetière de Forest Lawn à Hollywood...


Filmographie...




1928 : Moran of the Marines de Frank R. Strayer : figuration (non créditée)
1928 : Chasing Husbands de James Parrott (CM) : Bathing Beauty (non créditée)
1929 : Vive la liberté (Liberty) de Leo McCarey (CM) : femme dans un taxi28 avec Laurel et Hardy
1929 : Fugitives de William Beaudine (CM) : figuration (non créditée)
1929 : Why Be Good? de William A. Seiter : figuration (non créditée)
1929 : Why Is a Plumber? de Leo McCarey (CM)
1929 : Close Harmony de John Cromwell et A. Edward Sutherland (non créditée)
1929 : The Unkissed Man de Leo McCarey (CM) : (non créditée)
1929 : Son Altesse royale (Double whoopee) de Lewis R. Foster (CM) : la blonde huppée avec Laurel et Hardy
1929 : Thundering Toupees de Robert F. McGowan (CM)
1929 : Une saisie mouvementée (Bacon Grabbers) de Lewis R. Foster (CM) : Mrs Kennedy avec Laurel et Hardy
1929 : La Cadette (The Saturday Night Kid) de A. Edward Sutherland : Hazel (non créditée)
1929 : Parade d'amour (Love parade) d'Ernst Lubitsch : femme dans une loge à l'opéra (non créditée)
1929 : This Thing Called Love de Paul L. Stein : figuration (non créditée)
1929 : Weak But Willing de William Watson (CM) : (non créditée)
1929 : New York Nights de Lewis Milestone : une invitée à la fête (non créditée)
1930 : Les Anges de l'enfer (Hell's Angels) d'Howard Hughes : Helen29
1931 : Les Lumières de la ville (City Lights) de Charles Chaplin : une invitée à la fête (non créditée)
1931 : Tribunal secret (The Secret Six) de George W. Hill : Anne Courtland
1931 : L'Ennemi public (The Public Enemy) de William Wellman : Gwen Allen
1931 : L'Homme de fer (Iron Man) de Tod Browning : Rose Mason
1931 : Goldie de Benjamin Stoloff : Goldie
1931 : La Blonde platine (Platinum Blonde) de Frank Capra : Ann Schuyler
1931 : Les Deux Légionnaires (Beau Hunks) : Jeanie-Weenie, caméo sur une photographie
1932 : Three Wise Girls de William Beaudine : Cassie Barnes
1932 : La Bête de la cité (The Beast of the City) de Charles Brabin : Daisy Stevens / Mildred Beaumont
1932 : Scarface de Howard Hawks et Richard Rosson : Blonde at Paradise Club - Cameo appearance in nightclub (non créditée)
1932 : La Femme aux cheveux rouges (Red-Headed Woman) de Jack Conway : Lillian 'Lil' / 'Red' Andrews Legendre
1932 : La Belle de Saïgon (Red Dust) de Victor Fleming : Vantine
1933 : Dans tes bras (Hold Your Man) de Sam Wood : Ruby Adams
1933 : Les Invités de huit heures (Dinner at Eight) de George Cukor : Kitty Packard
1933 : Mademoiselle volcan (Bombshell) de Victor Fleming : Lola Burns
1934 : La Belle du Missouri (The Girl from Missouri) de Jack Conway : Eadie
1935 : Imprudente jeunesse (Reckless) de Victor Fleming : Mona Leslie
1935 : La Malle de Singapour (China Seas) de Tay Garnett : China Doll
1936 : La Loi du plus fort (Riffraff) de J. Walter Ruben : Hattie
1936 : Sa femme et sa secrétaire (Wife versus Secretary) de Clarence Brown : Whitey
1936 : Suzy de George Fitzmaurice : Suzy
1936 : Une fine mouche (Libeled Lady) de Jack Conway : Gladys
1937 : Valet de cœur (Personal Property) de W.S. Van Dyke : Crystal Wetherby
1937 : Saratoga de Jack Conway : Carol Clayton.












Sources :

- pour la filmographie et le décès, Wikipédia
- vidéo YouTube
-Pour la biographie, personnelle et les photos  et d'autres glânées sur le net.




2 commentaires:

  1. Pour la mort de Paul Bern, je connais la version qui dit qu'il s'est suicidé. Impuissant, il aurait battu Jean par dépit, avant de se suicider par désespoir.
    Merci.

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  2. Oui, on ne peut pas dire que Jean Harlow ait vécu beaucoup de moments heureux , dans sa courte vie et pourtant c'était la gentillesse même . Merci à vous.

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