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jeudi 14 mars 2013

Autant en emporte le vent (Gone with the Wind) - 1939.

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 Un chef d'oeuvre absolu, éternel. Ce film est sans aucun doute le meilleur de Victor Fleming, de par sa sublime mise en scène et par les magnifiques couleurs de ce film, rarement égalées au cinéma. La musique est elle aussi formidable, tout comme le contexte, passionnnant. De plus, les personnages sont passionnants, rendus intenses par les remarquables acteurs de ce film, à savoir Clark Gable, Vivien Leigh, Leslie Howard et Olivia De Havilland.












Réalisé par Victor Fleming
Avec Vivien Leigh, Clark Gable, Leslie Howard, Olivia De Havilland.
Film américain. Genre : Drame, Romance
Durée : 3h 58min. Année de production : 1939
Titre original : Gone with the Wind
Distribué par Action Gitanes.



En Georgie, en 1861, Scarlett O'Hara est une jeune femme fière et volontaire de la haute société sudiste. Courtisée par tous les bons partis du pays, elle n'a d'yeux que pour Ashley Wilkes malgré ses fiançailles avec sa douce et timide cousine, Melanie Hamilton. Scarlett est pourtant bien décidée à le faire changer d'avis, mais à la réception des Douze Chênes c'est du cynique Rhett Butler qu'elle retient l'attention... 



Distribution :






 Scarlett O'Hara  : Vivien Leigh 
Rhett Butler :  Clark Gable 
Ashley Wilkes  : Leslie Howard 
Melanie Hamilton :  Olivia de Havilland 
Mammy : Hattie McDaniel 
Gerald O'Hara : Thomas Mitchell 
Ellen O'Hara :  Barbara O'Neil 
Suellen O'Hara :  Evelyn Keyes 
Carreen O'Hara :  Ann Rutherford 
Pork :  Oscar Polk 
Grand Sam :  Everett Brown 
Elijah Zack :  Williams 
Charles Hamilton :  Rand Brooks 
Brent Tarleton  : Fred Crane 
Stuart Tarleton :  George Reeves 
Prissy Butterfly :  McQueen 
Jonas Wilkerson :  Victor Jory 
John Wilkes Howard C. Hickman 
India Wilkes Alicia Rhett 
Frank Kennedy Carroll Nye 
Tante "Pittypat" Hamilton :  Laura Hope Crews 
Dr Meade :  Harry Davenport 
Le soldat qui se souvient :  Cliff Edwards 
 Jane Darwell 
 Eddie "Rochester" Anderson 
 Yakima Canutt 
 Ward Bond.













Le Tournage ...


Olivia De Havilland refuse...



Dernière actrice en vie d'"Autant en emporte le vent", Olivia de Havilland refusa en 1989 de participer au 50e anniversaire du film.  

La suite.



Alexandra Ripley publia en 1991 une suite à "Autant en emporte le vent" intitulée "Scarlett". La télévision l'adapta en 1994 avec Joanne Whalley et Timothy Dalton dans les rôles principaux. 




Le plus grand succès de tous les temps.

Pour un budget avoisinant les 4.000.000 $, le film en rapporta vingt millions durant son exclusivité. En rapportant les recettes au niveau actuel du dollar, "Autant en emporte" le vent serait le plus gros succès de tous les temps et atteindrait 1.250.000.000 $ ! La Guerre des étoiles (1977, George Lucas) viendrait en deuxième position. 

Oscars.



Le film a remporté dix Oscars en 1940 : ceux du Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario, Meilleure Actrice, Meilleur Actrice dans un Second Rôle pour Hattie McDaniel (l'Académie lui préféra ainsi Olivia de Havilland).

Hattie McDaniel, la première personne noire a avoir été nommée et a avoir remporté un Oscar de l'Histoire.




Meilleure Photographie, Meilleur Montage, Meilleure Direction Artistique et deux récompenses techniques spéciales dont une pour le décorateur William Cameron Menzies. Autant en emporte le vent avait également été nominé dans les catégories Meilleur Acteur pour Clark Gable, Meilleure Musique, Meilleur Son et Meilleurs Effets Spéciaux. 

Différence de salaire.

Vivien Leigh fut payée 25.000 $ pour 125 jours de tournage et Clark Gable 120.000 $ pour 71 jours. 

Rhett censuré.


La dernière phrase de Rhett Butler provoqua des levées de boucliers, d'abord de la part de la censure, ainsi que de plusieurs spectateurs qui auraient préféré une version plus édulcorée. Mais David O. Selznick tint bon et put garder ces fameux derniers mots : "Frankly my dear... I don't give a damn", que l'on peut traduire littéralement par "Franchement ma chère... Je m'en fous complètement".

Par contre, juste avant que Scarlett, enceinte, tombe dans les escaliers, le code de censure ne permit pas à Rhett de lui dire "Maybe you'll have a miscarriage" ("Tu risques de faire une fausse couche"). La phrase fut remplacée par "Maybe you'll have an accident" ("Tu risques d'avoir un accident"). 

Perfectionnisme sonore.



Dans la scène où Scarlett jure devant Dieu qu'elle ne sera plus jamais victime de la faim, Vivien Leigh devait simuler un haut-le-coeur après avoir croqué un navet encore plein de terre. Sa prestation n'ayant pas été suffisamment convaincante, elle fut doublée pour ce bruit de rejet par Olivia de Havilland. 



Les blessés d'Atlanta.

Dans la scène où Scarlett avance parmi 1600 Confédérés blessés ou mourants, couchés à même le sol, la moitié seulement fut jouée par de vrais acteurs. Les 800 restants avaient été remplacés par des mannequins, entre autres par souci d'économie. 



Un cheval trop en forme.




Pour un des plans où Scarlett fuit la ville d'Atlanta en flammes, les studios avaient besoin d'un cheval pour jouer Woebegone, un vieux canasson à l'allure squelettique. Mais celui qu'ils avaient trouvé quelques semaines plus tôt avait repris du poids lorsqu'il fut amené sur le plateau. N'ayant plus le temps d'en trouver un autre, on peignit donc de larges bandes sombres sur ses flancs pour simuler les côtes apparentes. 

 La voix de la sagesse.



L'acteur Cliff Edwards, qui incarne le soldat qui se souvient dans le film, fut en 1940 la voix de Jiminy Cricket dans le Pinocchio des studios Disney. 

Décès de Robert Gleckler.



Robert Gleckler qui jouait le rôle de Jonas Wilkerson décéda un mois après le début du tournage. On dut alors retourner toutes ses scènes avec son remplaçant Victor Jory. 



La valse des réalisateurs .



De gauche à droite : George Cukor, Victor Fleming et Sam Wood.



Sidney Howard, le seul scénariste qui sera crédité au générique du film.

Clark Gable ne s'entendit pas avec George Cukor qui quitta officiellement le tournage le 13 février 1939, malgré la déception de Vivien Leigh et Olivia de Havilland. Ce grand directeur d'actrices partit ensuite sur le projet de "Femmes" (1939), au casting exclusivement... féminin. On peut compter parmi les scènes qu'il réalisa le retour de Mme O'Hara à la maison, la prière du soir à Tara, la préparation de Scarlett et Mammy pour le barbecue, Scarlett en robe de veuve qui essaye un nouveau chapeau et l'incendie d'Atlanta.

C'est Clark Gable toujours qui imposa Victor Fleming avec qui il avait déjà travaillé sur "La Belle de Saïgon" (1932), "La Soeur blanche" (1933) et "Pilote d'essai" (1938).
 Le réalisateur commença le 1er mars mais s'écroula, épuisé, le 27 avril. Remplacé par Sam Wood, il reprit le 17 mai. Mais il y aura désormais pour le soulager trois équipes de réalisation : la sienne, celle de Wood et celle du directeur photo William Cameron Menzies.



William Cameron Menzies.

D'autres exécutants participèrent également à l'oeuvre. Fleming en aurait réalisé au final 55%, Wood et Menzies 15% chacun et Cukor 5%. 

L'incendie d'Atlanta.




Le tournage de l'incendie d'Atlanta, très délicat et dangereux à tourner, ne tolérait aucune erreur. Devant le gigantisme des flammes, les habitants de Culver City monopolisèrent les lignes téléphoniques pour prévenir les secours que la MGM prenait feu.

 Les décors de "King Kong" (1933, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack), du "Jardin d'Allah" (1936, Richard Boleslawski) et du "Petit Lord Fauntleroy" (1936, John Cromwell) servirent entre autres de combustible à la scène. Le studio utilisa pour la tourner les sept seules caméras Technicolor existant à Hollywood.


Une Anglaise en Sudiste.




Le choix de l'anglaise Vivien Leigh pour interpréter Scarlett ne fut pas sans provoquer quelques remous. Comment pourrait-elle comprendre au plus près les motivations de cette fière Sudiste, s'insurgeait-on.




 Le Sud pourtant n'eut pas les plus mauvaises réactions qui préférait à tout prendre une Anglaise à une "Yankee". Vivien Leigh d'ailleurs s'était imprégnée du rôle en lisant le roman ainsi que plusieurs livres sur la guerre de Sécession.



Recherche Scarlett désespérément...


Le casting pour trouver l'interprète idéale de Scarlett devint une véritable affaire d'état. 1400 actrices furent entendues, 400 furent rappelées pour une lecture et 90 passèrent des essais, la plupart sous la direction de George Cukor qui devait réaliser le film. 



Bette Davis, Lana Turner, Jean Arthur, Susan Hayward (qui s'appelait encore Edythe Marrener) et Joan Bennett entre autres s'étaient présentées. Peu de temps avant le début du tournage, les deux favorites restaient Katharine Hepburn et Paulette Goddard. Mais David O. Selznick demeurait septique et le tournage devait absolument commencer. On ouvrit le bal le 10 décembre 1938 par le tournage de l'incendie d'Atlanta où Scarlett fut jouée par une doublure. Ce serait pendant ces premières scènes que le frère de David O. Selznick, imprésario de son état, lui présente enfin Vivien Leigh.









L'incarnation de Rhett Butler.



Le nom de Clark Gable pour jouer Rhett Butler s'imposa très vite aux yeux de tous. Mais l'acteur était sous contrat avec la Métro-Goldwyn-Mayer et David O. Selznick hésita à négocier avec son propre beau-père Louis B. Mayer. Il céda pourtant à la pression populaire et Clark Gable signa le 25 août 1938. En homme d'affaires avisé, Louis B. Mayer n'avait pas oublié d'exiger en échange 50% des bénéfices ainsi que les droits de distribution. Il prenait quand même en charge la moitié du financement. 



Selznick achète les droits d'auteur.



Le roman de Margaret Mitchell faisait l'objet de toutes les rumeurs avant même sa parution. Mais en acheter d'ores et déjà les droits comportait un risque pour les producteurs.

 Le sujet de la guerre de Sécession notamment n'était pas connu pour plaire au public et Hollywood avait encore en tête l'échec de "So Red the Rose" (1935, King Vidor). David O. Selznick se décide enfin le 7 juillet 1936 à demander les droits auprès de Margaret Mitchell qui signe le 30 juillet pour 50.000 $. Cette somme représentait à l'époque la plus grosse jamais versée pour une première oeuvre. 

Margaret Mitchell.




Le film est adapté de l'unique oeuvre de Margaret Mitchell. Rédigé de 1926 à 1929, le roman connut ensuite de nombreux ajustements. Ainsi dans les premiers brouillons, l'héroïne ne s'appelle pas encore Scarlett mais Pansy et le domaine de Tara, Fountenoy Hall. 
L'écrivain pensa entre autres aux titres de "Tomorrow is another day", "Not in our stars", "Bugles sang true" et "Tote the weary load". 
Le livre sortit le 30 juin 1936 et avait atteint le million d'exemplaires vendus à Noël de la même année. Il fut récompensé l'année suivante du Prix Pulitzer.




 "Gone with the wind", gigantesque fresque épique, est incontestablement un chef-d'oeuvre du septième art, un chef d’œuvre du lyrisme également. Centré sur l’un des couples les plus célèbres de la littérature, sacralisé par une pluie d’Oscars, ce film pousse à la réflexion : que ferions-nous si nous devions protéger un jour notre famille, nos amis et notre terre ? C'est également un hommage aux femmes, à travers le portrait de Scarlett, et à la liberté, avec l'évocation de la fin de l'esclavage... 

Gone with the wind a déjà bercé plusieurs générations de cinéphiles, son succès ne s’est jamais démenti. Il est reconnu par l’American Film Institute comme le quatrième meilleur film de tous les temps.

Jusqu’à aujourd’hui, aucun cinéaste ne s’est hasardé à faire un remake de ce classique, l’interprétation étant reconnue parfaite par beaucoup. En outre, niveau réalisation, un film actuel dénaturerait cette sorte de mythe créé autour du film originel.



2 commentaires:

  1. J'aime particulièrement les affiches d'époque. Dommage que la photo ait remplacé le dessin.
    Merci.

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  2. Moi aussi, j'aime les affiches d'époque , les Lobbies Cards etc. Et oui, je suis une nosyalgique de cette époque bien que je ne l'ai pas connue. lol . Merci à vous.

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