Pages

mardi 19 février 2013

THE ARTISTS (2011).


 "The Artist", ou "L'artiste" au Québec, est un film français, muet et en noir et blanc, écrit et réalisé par Michel Hazanavicius et sorti en 2011. Tourné à Los Angeles, et notamment à Hollywood, il met en scène Jean Dujardin dans le rôle de George Valentin, star du cinéma muet confrontée à l'arrivée des films parlants entre la fin des années 1920 et le début des années 1930, Bérénice Bejo dans le rôle de Peppy Miller, jeune actrice en pleine ascension, ainsi que plusieurs comédiens américains tels que James Cromwell (Babe, L.A. Confidential) et John Goodman (Barton Fink, The Big Lebowski) dans des rôles secondaires importants. Le comédien britannique Malcolm MacDowell apparaît également dans une scène.



Un prix d'interprétation à Cannes, une brassée d'oscars (dont le tiercé gagnant film-réalisateur-acteur) : depuis sa sortie, "The Artist" a peu à peu acquis un véritable statut d'événement historique.

84rd Annual Academy Awards (2012), Jean Dujardin, Meilleur acteur.




Qu'est-ce qui, dans ce pari artistique — un film muet en noir et blanc —, a tant soulevé les foules ? C'est d'abord, et avant tout, un personnage : Jean Dujardin, alias George Valentin, star adulée des Années folles. On l'attendait bouffon, forçant sur la grimace et les oeillades. C'est tout le contraire. A peine décalé, juste un rien désuet, il apporte une candeur facétieuse, un charme fragile.


La star, donc, fait des pirouettes comme Fred Astaire ou Errol Flynn, porte une moustache à la Douglas Fairbanks. Il ne lui manque que le son. En 1929, c'est pourtant l'essentiel. Malheur à ceux qui rateront le rendez-vous du parlant. Déchus, balayés... C'est à cette espèce disparue, cohorte de fantômes tremblants, les Mary Pickford, les John Gilbert, les Fatty Arbuckle, que The Artist rend hommage. L'âge d'or de Hollywood comme si vous y étiez. Un drôle d'objet anachronique, rêve de cinéphile, une mosaïque de références, assemblée avec une tendresse érudite, de Chaplin à Welles ou à Lubitsch, du burlesque au mélo.


Jean Dujardin : George Valentin
Bérénice Bejo : Peppy Miller
James Cromwell : Clifton, le chauffeur / valet
John Goodman : Al Zimmer, le patron des studios Kinograph
Penelope Ann Miller : Doris, la femme de George
Missi Pyle : Constance, la partenaire de George dans le film A Russian Affair
Malcolm McDowell : le figurant à qui Peppy montre sa photo à la une du journal
Bitsie Tulloch : Norma
Dash Pomerantz : le petit ami de Peppy
Beth Grant : la domestique de Peppy
Ed Lauter : le premier chauffeur de Peppy
Joel Murray : le policier de l'incendie
Ken Davitian : le prêteur sur gage
Basil Hoffman : le commissaire-priseur
Bill Fagerbakke : le policier devant la vitrine
Beau Nelson : un ami « gadget » de Peppy
Ezra Buzzington : le journaliste qui interviewe Peppy au restaurant
Hal Landon : l'acteur jouant Napoléon
Harvey Alperin : le docteur
Lily Knight : l'infirmière
Annie O'Donnell : la vieille dame
Jewel Shepard : la starlette
Nina Siemaszko : la femme dans le cinéma
Serge Hazanavicius (non crédité)
Uggy : le chien


Synopsis :


À Hollywood, en 1927, George Valentin (Jean Dujardin) est un acteur très célèbre du cinéma muet, auquel le succès est monté à la tête. De son côté, Peppy Miller (Bérénice Bejo) est une jeune femme qui tente sa chance dans le cinéma après avoir été prise en photo avec Valentin et fait la une de Variety. 

Elle se fait embaucher comme figurante et recroise le chemin de Valentin dans un studio où il découvre ses talents de danseuse. Il la fait alors embaucher pour un second rôle sur son nouveau film, mais la présence de Peppy le trouble. Les deux se retrouvent plus tard dans la loge de George, où ils manquent de succomber.


Le temps passe, Peppy enchaîne les seconds rôles et commence à avoir de plus grands rôles, tandis que Valentin continue à avoir le premier rôle, mais son producteur, Al Zimmer (John Goodman), lui montre alors les essais vocaux d'une ancienne partenaire de Valentin. Zimmer est enthousiaste, Valentin est moqueur, ne croyant pas au succès du cinéma parlant. 

Cependant, la possibilité de voir le cinéma parlant triompher lui donne des cauchemars. Et ses peurs deviennent réelles : du jour au lendemain, Zimmer arrête la production de tout film muet pour miser sur le parlant et choisit plusieurs jeunes acteurs pour lancer la vague, dont Peppy. Valentin, par fierté, quitte les studios en annonçant produire et réaliser lui-même son prochain film, toujours muet. Il se lance donc dans son projet et dépense sans compter.

La sortie du film de Valentin, "Tears of Love", est prévue le 25 octobre 1929. Valentin a la mauvaise surprise de voir que le premier film dont Peppy est la vedette, "Beauty Spot", sortira le même jour, et la critique applaudit la jeune femme. La veille de la sortie des films a lieu le krach de 1929, qui ruine George Valentin, à moins que son film ne soit un succès.

Plus tard, il surprend Peppy en pleine interview pour la radio, où elle est très critique envers le cinéma muet, remarque que George ne laisse pas passer. Finalement, le public est enthousiaste devant "Beauty Spot" et délaisse totalement "Tears of Love". En une soirée, George Valentin perd sa fortune, sa notoriété et sa femme, qui le quitte. Quand Peppy, qui a vu et adoré Tears of Love, vient à sa rencontre, il la repousse.

Durant les deux ans qui suivent, la carrière de Peppy explose alors que Valentin sombre dans l'oubli et l'alcool. Il chasse son dernier ami, son chauffeur Clifton, qu'il ne peut plus payer car il en est réduit à vendre l'intégralité de ses dernières propriétés aux enchères pour survivre - il ignore qu'un des acheteurs n'est autre que Peppy.


Il retourne alors dans son ancien appartement, où il retrouve un pistolet et tente de se suicider. Il est sauvé par le bruit fait par l'accident de voiture de Peppy, qui est rentrée chez elle et a compris la situation. George jette l'arme avant de se jeter dans les bras de Peppy et de lui confier ses peurs. Peppy a alors une idée, qui séduit immédiatement Zimmer : Peppy et George feront un numéro de claquettes à deux dans leur prochain film.


Le récit s'achève sur le tournage de la comédie musicale de George et Peppy. Le film, dans ses derniers instants, devient parlant, alors que le réalisateur, enthousiaste, demande une deuxième prise, Valentin répond with pleasure, « avec plaisir » en anglais, avec l’accent français, et les deux protagonistes reprennent leur numéro.





  

2 commentaires:

  1. Un très beau film. Jean Dujardin est magnifique, mais je pense que l'on a pas assez saluer la performance de Bérénice Béjo, si fraîche et si pétillante. Le dosage entre comédie et drame est parfaitement réussi.
    Le succès est sans nul doute dû à la nostalgie de la grande époque du cinéma. Les blogs consacrés à Bette Davis, Joan Crawford, Rudolph Valentino... prouvent cette tendance.
    Merci.

    RépondreSupprimer
  2. Oui , j'ai adoré le film aussi. Les deux acteurs sont d'une fraîcheur exceptionnelle et très touchant aussi et font preuves d'un grand professionnalisme aussi. Merci

    RépondreSupprimer