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mercredi 20 février 2013

Gilda, 1946.

Gilda est un film américain de Charles Vidor sorti en 1946.



« On ne vit jamais une femme comme Gilda ! » proclamait l’affiche de Gilda en 1946. Le film fut immédiatement un succès retentissant : il rapporta plus de trois millions de dollars de recette dès sa première sortie.
Tourné au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le film est entièrement dédié à la gloire de la vedette de la Columbia, Rita Hayworth. Après deux ans d’absence, principalement consacrés à la naissance de sa fille Rebecca, elle fit savoir sa volonté de revenir sur les écrans. Un retour provoqué sans doute aussi par son mariage avec Orson Welles qui tournait au naufrage. Harry Cohn, directeur de la Columbia, mit alors en chantier un film bâti uniquement autour d'elle. La production ne disposant pas d’un scénario complet, Gilda fut construit comme le film de Michael Curtiz, Casablanca, au jour le jour.


Titre original : Gilda
Titre français : Gilda
Réalisation : Charles Vidor
Scénario : Marion Parsonnet ; Ben Hecht (non crédité) d'après une histoire de E.A. Ellington
Adaptation : Jo Eisinger
Direction artistique : Stephen Goosson et Van Nest Polglase
Décorateur de plateau : Robert Priestley
Costumes : Jean Louis
Photographie : Rudolph Maté
Montage : Charles Nelson
Musique : Marlin Skiles
Chorégraphie : Jack Cole
Production : Virginia Van Upp
Société de production : Columbia Pictures
Société de distribution : Columbia Pictures
Pays : américain
Langue : anglais
Genre : Film noir
Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - Son mono (Western Electric Mirrophonic Recording)
Durée : 110 minutes
Dates de sortie :  États-Unis : 14 février 1946 (première), 15 mars 1946 (sortie nationale) ;  France : 30 mai 1947.


Rita Hayworth : Gilda
Glenn Ford : Johnny Farrell
George Macready : Ballin Mundson
Joseph Calleia : Miguel Obregon
Steven Geray : oncle Pio
Joe Sawyer : Casey
Gerald Mohr : le capitaine Delgado
Robert Scott : Gabe Evans
Ludwig Donath : l'Allemand
Don Douglas : Thomas Langford
Anita Ellis : Gilda (voix chantée)
Stuart Holmes (non-crédité) : Joueur à la table de banco.









Synopsis.

 Buenos Aires. Après lui avoir sauvé la vie lors d'une agression nocturne , Ballin Mundson, propriétaire d'une maison de jeu, engage à son service le joueur et tricheur professionnel Johnny Farell qui l'a persuadé qu'il pourrait lui être utile.

C'est la fin de la guerre. A son retour d'un bref voyage, Mundson présente à Farrell sa nouvelle épouse, la splendide Gilda. Farrell a connu autrefois Gilda et l'a profondément aimée; il semble que leur rupture l'ait rendu profondément misogyne. Mundson devine vite que Farrell et Gilda sont loin d'être étrangers l'un à l'autre. Surveillant et protégeant tous les biens de son patron, Farrell va également surveiller Gilda et l'empêcher d'être infidèle.

L'ambition suprême de Mundson est de se retrouver à la tête d'un cartel de tungstène grâce auquel il se voit déjà maître du monde. Il est prêt pour cela à marcher sur des cadavres et, effectivement un homme dont il s'était servi se suicidera dans son tripot après avoir tenté de le tuer.

Rita Hayworth - Gilda (1946).




Farrell passe le plus clair de son temps à écarter de Gilda ses nombreux soupirants en recourant au besoin à la force. Elle lui dit qu'elle s'est mariée uniquement par dégoût pour lui. "Je te hais tellement, ajoute-t-elle que j'aimerais me détruire pour t'entrainer avec moi dans ma chute";

Il arrive aussi que Farrell fournisse à Gilda des alibis pour dissimuler ses frasques à son mari. Alors que le carnaval fait rage, Farrell et Gilda dansent ensemble masqués. Dans un tripot, un homme est assassiné, vraisemblablement par Mundson. C'était un des deux allemands qui menaçaient son cartel. Vivant si prés l'un de l'autre Farrell et Gilda ne peuvent plus penser qu'à eux et à leur étrange relation. "Je te hais tant que je crois que je vais en crever" murmure Gilda à Farrell en l'embrassant. Mundson a vu ce baiser et s'enfuit en voiture. Farrell le poursuit et le voit monter en avion qui, quelques instants plus tard explose en plein vol.

Mundson a sauté en parachute et rejoint sur une embarcation un complice qui l'attendait. Tout le monde le croit mort. Il a légué sa fortune à Gilda et fait de Farrell son exécuteur testamentaire. Farrell réunit les membres du cartel qu'il entend bien diriger à la place de Mundson. Il épouse Gilda et veille à ce qu'elle lui soit fidele. Il écarte d'elle tous les hommes et Gilda comprend bientôt dans quelle prison elle st tombée. Elle le défie en chantant publiquement dans le tripot une chanson qu'elle veut faire suivre d'un strip-tease, mais Farrell interrompt son numéro.


Bien décidé à connaitre les noms des membres du cartel, la police ordonne à Farrell de se considérer en état d'arrestation. Le policier Obregon affirme à Farrell que Gilda est une bluffeuse et que toutes ses pseudos-infidélités ne sont que pour le ramener à elle. Farrell et Gilda sont enfin sur le point de se comprendre quand Mundson réapparait pour reprendre sa femme dont il a toujours été amoureux fou. S'il n'obtient pas satisfaction, il est prêt à tirer sur elle et sur Farrell. Pour l'en empêcher, le barman, oncle Pio, l'embroche avec sa propre canne-épée. Obregon dit qu'il n'y a pas eu crime puisque Mundson était mort depuis longtemps... Gilda et Farrell s'en vont libres, bras dessus, bras dessous.









Anecdotes :

Le morceau d'anthologie du film est la chanson interprétée et dansée par Rita Hayworth Put the Blame on Mame, au cours de laquelle elle retire de manière suggestive son long gant noir. Comme pour Amado mio, c'est Anita Ellis qui lui prête sa voix.
Une expédition enterra une copie du film au pied de la cordillère des Andes pour qu’il soit destiné à la postérité.
À la sortie du film, un disque fut vendu sur lequel, à travers un stéthoscope, avaient été enregistrés les battements du cœur de Rita Hayworth.
À son corps défendant, l’image de Rita sera collée sur une des premières bombes atomiques, baptisée « Gilda », et larguée en 1946 sur l’atoll de Bikini.
Quelques extraits furent utilisés par Michael Jackson pour sa tournée This is it comme nouveau clip de Smooth Criminal.


Sources :

Cineclub de Caen, Wikipédia, YouTube, Documents personnels.


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2 commentaires:

  1. Un film mythique. Il parait que Rita a été vexée d'avoir été doublée pour les chansons, elle pensait savoir assez bien chanter.
    Je l'aime encore plus dans "La dame de Shanghai".
    Merci.

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  2. Oui , Rita y est sublime aussi auprès d'Orson Welles. Pas du tout le même genre de film non plus. Merci à vous.

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