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mardi 8 janvier 2013

LILLIAN GISH ( 1893-1993 ).

Hommage à Lillian Gish en vidéo.


Deux citations : « Lionel Barrymore a joué la première fois mon père puis il a joué mon mari. S'il avait vécu plus longtemps, je suis sûre que j'aurais jouée sa mère. C'est une manie à Hollywood. Les hommes deviennent plus jeunes et les femmes vieillissent ».

Et celle-ci de sa soeur Dorothy "Je ne cesse de m'étonner de la chance que j'ai d'avoir comme soeur, la femme qui, plus que tout autre femme en Amérique, possède toutes les qualités de la vraie grandeur". (Si ce n'est pas un bel hommage..).


Parmi les pionnières du cinéma, elle est sans conteste une de celles qui lui apportèrent le plus.
En effet, non seulement Lillian Gish est née à la bonne époque,
mais elle est également née avec la beauté éthérée et la grâce 
qui allaient faire d'elle l’un des étoiles du cinéma du muet. 




Lillian Gish, de son vrai nom Lillian Diana de Guiche, naît le 14 octobre 1893 à Springfield dans l'Ohio. 
C'est en 1902, alors qu’elle n’a que 6 ans, qu'elle commence à jouer au théâtre en compagnie de sa mère et de sa jeune sœur, Dorothy dans productions locales puis durant plusieurs années dans une compagnie itinérante. Elle débute au cinéma en 1912 sous la direction de D.W. Griffith dans « L’ennemi invisible » en compagnie de sa sœur Dorothy.

La même année, elle tourne « Celui qu’elle a aimé » et « Mon bébé » 
aux côté de Mary Pickford. Elle tourne ensuite de nombreux films avec 
lui où elle montre ses talents exceptionnels d'actrice.

En 1915, elle joue Elsie Stoneman dans le projet le plus ambitieux de Griffith « Naissance d'une Nation ». L’année suivante, c'est elle qui berce le bébé dans « Intolérance » (1916). 

Lillian Gish est non seulement belle, elle a aussi le pouvoir de transmettre les émotions. 
Bientôt, elle devient la quintessence écran héroïne silencieuse, belle et ouverte à la souffrance.
En 1919, elle triomphe dans « Le lys brisé ». Au début des années 20, sa carrière ralentit. En 1926, elle apparaît cependant dans deux films majeurs : « La bohème » et « La lettre écarlate ». 

Alors que le cinéma parlant fait son apparition, l’actrice passe facilement le cap avec des films comme « Le vent » (1928) ou encore « Sa double vie » (1933) Cependant, elle décide de faire une pause cinématographique qui va durer dix années.


Elle fait son come-back en 1943 dans deux films à grand budget : 
« Les Commandos frappent chez Dawn » (1942) et « L'Homme supérieur »(1943). 
Elle obtient une nomination à l'oscar en tant que meilleure actrice pour son rôle dans « Le duel au Soleil » (1946) avec Jennifer Jones et Joseph Cotten mais le perd. 

Un des rôles les plus acclamés de sa carrière est celui de « La Nuit Du Chasseur »(1955) avec Robert Mitchum. En 1969, elle écrit son autobiographie intitulée « Les films, Mr. Griffith, et moi ». La décennie suivante, elle tourne peu. 

Retenons « Henri Langlois » (1970) ou encore « Un mariage » (1978). En 1987 elle tourne son dernier film cinématographique intitulé « Les Baleines D'Août » (1987) aux côtés de Bette Davis. Un succès au box-office.
Le 4 juin 1968, sa soeur Dorothy décède à 70 ans d'un emphysème pulmonaire. Elle ne s'était jamais mariée et n'eut aucun enfant. Le 27 février 1993, Lillian meurt d'un arrêt cardiaque à New York. Elle venait de fêter ses 99 ans. Tout comme sa sœur, Lilian ne s'est jamais mariée et n'eut aucun enfant.

Avec 88 ans de carrière en tant qu'actrice dont 75 ans de cinéma avec les plus grands réalisateurs, Lillian Gish détient un véritable record. Un groupe de rock belge lui rendit hommage en portant son nom !

Lillian Gish en 1915.





Hommages.


Le groupe pionnier de Rock Alternatif, The Smashing Pumpkins donna le nom Gish à leur premier album paru en 1991.

Un groupe de rock belge lui rendit hommage en portant son nom : Lillian Gish.

En 1983, Jeanne Moreau réalise Lillian Gish, documentaire sur l'actrice.

Une étoile lui est consacrée sur le Walk of Fame d'Hollywood.

En 1973 François Truffaut lui dédie (ainsi qu'à sa sœur Dorothy) son film La nuit américaine.



Filmographie Partielle.

1912 : L'Invisible Ennemi de D.W. Griffith
1912 : Two Daughters of Eve de D.W. Griffith
1912 : So Near, Yet So Far de D.W. Griffith
1912 : Cœur d'apache (The Musketeers of Pig Alley) de D.W. Griffith
1912 : Le Chapeau de New York (The New York Hat) de D. W. Griffith
1912 : The Burglar's dilemma de D.W. Griffith
1913 : The Mothering Heart de D.W. Griffith
1914 : Judith of Bethulia de D.W. Griffith
1914 : The Battle of the Sexes de D.W. Griffith
1914 : Home, Sweet Home de D.W. Griffith
1915 : Naissance d'une nation (The Birth of the Nation) de D.W. Griffith
1915 : Enoch Arden de Christy Cabanne
1915 : Captain Macklin de John B. O'Brien
1915 : The Lily and the Rose de Paul Powell
1916 : Daphne and the Pirate de Christy Cabanne
1916 : An Innocent Magdalene d'Allan Dwan
1916 : Intolérance (Intolerance) de D.W. Griffith
1916 : Diane of the Follies de Christy Cabanne
1917 : Souls Triumphant de John B. O'Brien
1918 : Cœurs du monde (Hearts of the World) de D.W. Griffith
1918 : Le Grand Amour (The Great Love) de D.W. Griffith
1918 : Une fleur dans les ruines (The Greatest Thing in Life) de D.W. Griffith
1919 : A Romance of Happy Valley de D.W. Griffith
1919 : Le Lys brisé (Broken Blossoms) de D.W. Griffith
1919 : Le Pauvre Amour (True Heart Susie) de D.W. Griffith
1919 : The Greatest Question de D.W. Griffith
1920 : À travers l'orage (Way Down East) de D.W. Griffith
1921 : Les Deux orphelines (Orphans of the Storm) de D.W. Griffith
1923 : La Sœur Blanche (The White Sister) de Henry King
1924 : Romola de Henry King : Romola
1925 : Ben-Hur (Ben-Hur: A Tale of the Christ) de Fred Niblo (non créditée)
1926 : La Bohème de King Vidor : Mimi
1926 : La Lettre écarlate (The Scarlet Letter) de Victor Sjöström
1927 : Le Signal de feu (Annie Laurie) de John S. Robertson
1927 : The Enemy de Fred Niblo
1928 : Le Vent (The Wind) de Victor Sjöström
1930 : One Romantic Night de Paul L. Stein
1933 : His Double Life d'Arthur Hopkins
1942 : Le Commando frappe à l'aube (Commandos strike at dawn) de John Farrow
1943 : Top Man de Charles Lamont
1946 : Le Bel Espoir (Miss Susie Slagle's) de John Berry
1946 : Duel au soleil (Duel in the Sun) de King Vidor
1948 : Le Portrait de Jennie (Portrait of Jennie) de William Dieterle
1955 : la Toile d'araignée (The Cobweb) de Vincente Minnelli
1955 : La Nuit du chasseur (The Night of the Hunter) de Charles Laughton
1958 : Ordres de tuer (Orders to Kill) d'Anthony Asquith
1960 : Le Vent de la plaine (The Unforgiven) de John Huston
1966 : Demain des hommes (Follow Me, Boys!) de Norman Tokar
1967 : Les Comédiens (The Comedians) de Peter Glenville
1978 : Un mariage (A Wedding) de Robert Altman
1986 : Sweet Liberty de Alan Alda
1987 : Les Baleines du mois d'août (The Whales of August) de Lindsay Anderson

Théâtre à Broadway.

1913 : Un bon petit diable (A Good Little Devil), pièce adaptée par Austin Strong, d'après Rosemonde Gérard et Maurice Rostand, avec Mary Pickford, Edward Connelly, Etienne Girardot, Ernest Truex

1930 : Oncle Vania (Uncle Vanya), pièce d'Anton Tchekhov, avec Walter Connolly, Eduardo Ciannelli
1932 : Camille, pièce adaptée par Robert Edmond Jones, Edna et Delos Chappell, d'après La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils, avec Cora Witherspoon, Frederick Worlock
1933 : Nine Pine Street, pièce de John Colton et Carlton Miles
1934 : The Joyous Season, pièce de Philip Barry, avec Jane Wyatt
1934-1935 : Within the Gates, pièce de Seán O'Casey, mise en scène par Melvyn Douglas
1936 : Hamlet, pièce de William Shakespeare, avec Judith Anderson, Arthur Byron, John Emery, John Gielgud, Ivan Triesault
1937-1938 : The Star-Wagon, pièce de Maxwell Anderson, avec Russell Collins, Howard Freeman, Burgess Meredith, Mildred Natwick, Edmond O'Brien, Kent Smith
1939 : Dear Octopus, pièce de Dodie Smith, avec Jack Hawkins
1942 : Mr Sycamore, pièce de Ketti Frings d'après Robert Ayre, avec Russell Collins, Stuart Erwin, Enid Markey
1947-1948 : Crime et Châtiment (Crime and Punishment), pièce adaptée par Rodney Ackland, d'après Crime et Châtiment de Fiodor Dostoïevski, avec John Gielgud, Alexander Scourby, Vladimir Sokoloff
1950 : The Curious Savage, pièce de John Patrick, avec Isobel Elsom
1953 : The Trip to Bountiful, pièce d'Horton Foote, mise en scène par Vincent J. Donehue, avec Eva Marie Saint, Jo Van Fleet, Frank Overton (adaptée au cinéma en 1985)
1960-1961 : All the Way Home, pièce de Tad Mosel, d'après le roman Une mort dans la famille (A Death in the Family) de James Agee, mise en scène d'Arthur Penn, avec Thomas Chalmers, Aline MacMahon
1963 : Too True to be Good, pièce de George Bernard Shaw, avec Cedric Hardwicke
1965 : Anya, opérette, musique et lyrics de Robert Wright et George Forrest
1968 : I never sang for my Father de Robert Anderson, mise en scène d'Alan Schneider, costumes de Theoni V. Aldredge, avec Hal Holbrook, Alan Webb, Teresa Wright (adaptée au cinéma en 1970)
1973 : Oncle Vania (Uncle Vanya), pièce d'Anton Tchekhov mise en scène par Mike Nichols, avec Julie Christie, Cathleen Nesbitt, George C. Scott
1975-1976 : A Musical Jubilee, comédie musicale de Max Wilk

Bibliographie.

Lillian Gish et Ann Pinchot, Le cinéma, Mister Griffith et moi. éd Robert Laffont, Paris, 1987, 359 p. (éd. originale (en) The movies, Mr Griffith and me, 1969)

(en) Stuart Oderman Lillian Gish A Life on Stage and Screen, éd. McFarland & Company, 2000
(en) Charles Affron, Lillian Gish Her Legend, Her Life, éd. Scribner, 2001
Louise Brooks par Louise Brooks, Ramsay.

Lillian Gish à Paris en 1983.



Au faîte de sa gloire, l'actrice américaine a rencontré de nombreuses personnalités et inspiré des artistes et des écrivains. Francis Scott Fitzgerald par exemple était un de ses plus grands fans. Parmi les pionnières du cinéma, elle est sans conteste une de celles qui lui apportèrent le plus. Elle a aussi beaucoup œuvré pour la conservation des films muets, au contraire de son amie Mary Pickford, qui entreprit de détruire ses propres films par peur du ridicule.





Sources :

-Pour la biographie : documents personnels.
-Pour la vidéo : YouTube.
-Pour la Filmographie et hommages : Wikipédia.
-Photos personnelles et glânées sur le net.



2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup la première citation de Lillian Gish... Son visage respire la douceur et l'intelligence, la temps qui passe ne lui enlève pas sa noblesse.
    Merci pour cet hommage.

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  2. oui sur la dernière photo, elle a toujours autant de vivacité et même un grain de malice dans le regard, une grande, grande dame.

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