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mercredi 30 janvier 2013

"La vie est belle" (It's a Wonderful Life), 1946.


 La vie est belle (It's a Wonderful Life) est un film américain de Frank Capra, sorti en 1946.

Le film dans son intégralité.


Titre français : La vie est belle
Titre original : It's a Wonderful Life
Réalisation : Frank Capra
Scénario : Frances Goodrich, Albert Hackett, Frank Capra et Jo Swerling, d'après la nouvelle The Greatest Gift de Philip Van Doren Stern
Producteur : Frank Capra
Société de production : RKO Pictures
Distribution : RKO Radio Pictures
Musique : Dimitri Tiomkin
Photographie : Joseph F. Biroc, Joseph Walker et (non-crédité) Victor Milner
Montage : William Hornbeck
Décors : Emile Kuri
Costumes : Edward Stevenson
Pays d'origine : États-Unis
Langue : Anglais
Genre : Comédie dramatique
Format : 1,37 - noir et blanc - mono
Durée : 130 minutes
Date de sortie : 7 janvier 1947 aux  États-Unis

Distribution :

James Stewart (V.F : Rene Beriard) : George Bailey
Donna Reed : Mary Hatch
Henry Travers (V.F : Paul Ville)  : Clarence Oddbody
Lionel Barrymore : M. Potter
Thomas Mitchell (V.F : Camille Guerini) : Oncle Billy
Beulah Bondi : 'Ma' Bailey
Frank Faylen (V.F : Jacques Beauchey) : Ernie Bishop (Ernest)
Ward Bond (V.F : Raymond Loyer) : L'officier de police Bert (Marcel)
Gloria Grahame : Violet Bick
H. B. Warner : M. Emil Gower
Frank Albertson (V.F : Jean Daurand)  : Sam Wainwright
Joseph Kearns (V.F : Georges Chamarat)  : L'ange Joseph (voix)
Moroni Olsen (V.F : Richard Francoeur) : Le second ange (voix)
Todd Karns : Harry Bailey
Samuel S. Hinds : Peter Bailey
Karolyn Grimes : Zuzu Bailey1
Et, parmi les acteurs non-crédités :
Jean Acker
Charles Halton : Carter, le contrôleur de la banque
J. Farrell MacDonald : Un propriétaire


L'histoire...

Bedford Falls, petite ville de l'État de New York, la veille de Noël. De chaque foyer s'élève une prière. Les paroles murmurées avec ferveur concernent toutes le même homme — George Bailey — qu'elles proviennent de la bouche de son épouse, de ses enfants, de ses amis et collègues... et de manière générale de tous ceux qui tiennent à lui. Les prières vont être exaucées et Clarence, un ange sans ailes est envoyé au secours de George afin de gagner ses ailes. Avec lui, nous revivons les années écoulées dans la vie de George.
Ayant renoncé à son rêve d'enfant de devenir explorateur, pour reprendre la banque de son père, il a toujours consacré son énergie et son argent à l'amélioration des conditions de vie des habitants de la ville, en luttant contre le désir de puissance d'un homme d'affaires sans scrupules. Il fut également très utile pour son patron, monsieur Gowers, un pharmacien, car il empêcha le renvoi de ce dernier en refusant de livrer à un couple, dont le fils était atteint d'une maladie très grave, un cachet empoisonné. Il sauva également son jeune frère Harry de la noyade au cours d'un concours de luge et perdit à cette occasion, l'usage de son oreille gauche. Adulte, George se maria à Mary, amoureuse de Georges depuis l'enfance, et eut d'elle quatre enfants. Deux de ses amis, Marcel, un policier et Ernie (Ernest en français), un chauffeur de taxi chantèrent même à son mariage. Grâce à lui, son oncle Billy réussit à sauver son entreprise et plusieurs personnes dont son meilleur ami Giuseppe Martini habitèrent dans des jolies maisons construites grâce aux fonds de la banque Baileys. Pourtant, un soir de Noël, l'oncle Billy perd une somme d'argent importante et George, désespéré, envisage de se jeter dans la rivière. Mais il sauve Clarence qui était en train de se noyer. L'instant d'après, celui-ci montre à George comment les citoyens de sa ville auraient évolué sans lui. La ville s'appellerait Pottersville et non Bedford Falls car personne n'aurait tenu tête à Potter, l'homme d'affaires. Il n'y aurait que des bars et des maisons closes. Il n'y aurait jamais eu les maisons de George et monsieur Gowers aurait empoisonné un enfant car personne ne l'en aurait empêché. Il aurait fait vingt ans de prison et serait devenu clochard. Harry se serait noyé et n'aurait pu sauver tous les hommes à qui il a porté secours pendant la guerre. La mère de George serait une veuve acariâtre tenant une pension de famille douteuse, ses amis seraient des mauvais garçons, Mary, une bibliothécaire vieille fille et Violette, une prostituée (dans la vraie vie de George, c'est une fille un peu simplette mais très gentille). Les enfants de George n'existeraient pas et l'oncle Billy serait devenu fou après la faillite de ses affaires.
Se rendant compte de ce qui aurait pu arriver, George demande à revivre. Il s'aperçoit que tous ses amis se sont cotisés pour lui procurer l'argent qui lui manquait. Lorsque l'histoire se termine, il trouve un livre de Clarence dans la pile de billets, avec une dédicace disant qu'aucun homme avec des amis ne rate sa vie et qui le remercie d'avoir obtenu ses ailes.




Après quatre années de guerre c'est Frank Capra qui décide James Stewart à retourner sur les planches.

Mais, après le tournage, l'acteur voulait mettre un terme définitif à sa carrière de comédien. Selon les dires de Capra, "après avoir piloté un B-29, Jimmy a eu du mal à se réintégrer au monde du cinéma et pour lui, jouer lui semblait ridicule et superficiel après ce qu'il avait vécu pendant la guerre. "

James Stewart: « Nous avons tous les deux fait la guerre pendant quatre ans et demi. L’histoire était complètement originale; elle ne venait ni d’un livre, ni d’une biographie, ni d’un événement réel. Je me souviens que Frank m’a appelé et m’a dit qu’il avait une idée…Bon ! quand j’ai entendu l’histoire, j’ai dit : "Frank, si tu veux faire un film sur un ange nommé Clarence qui n’a pas encore gagné ses ailes et sur le fait que je vais me suicider, alors je suis ton homme» !

On sut beaucoup plus tard que grâce, à l'encouragement de Lionel Barrymore, Stewart continua sa carrière de comédien: «Je comprends que vous ayez l’impression que jouer la comédie ne soit pas une activité suffisamment noble. Est-ce que vous vous rendez compte que vous apportez de l’émotion à des millions de gens, que vous leur donnez leur raison de vivre, que vous leur procurez le sens de l’exaltatio ? Quel autre métier possède ce pouvoir ? Un mauvais acteur est un mauvais acteur. Mais jouer la comédie est l’un des métiers les plus vieux et les plus nobles, jeune homme. !»
Pour ce film, Capra s'associe avec les réalisateurs William Wyler et George Stevens, y ajoutant le producteur Sam Briskin, pour fonder une compagnie de production indépendante, la "Liberty film Inc". Malheureusement, l'échec commercial de «La vie est belle» en décidera autrement et la compagnie sera rachetée par la R.K.O.

Frank Capra: "Je trouvais quant à moi, que c’était mon meilleur film. Il n’était pas destiné à des critiques blasés ni à des intellectuels languissants. C’était mon genre de film, et il était destiné à mon genre de public… C’était un film qui disait à ceux qui avaient perdu le goût de vivre, à ceux qui avaient perdu courage, à ceux qui avaient perdu leurs illusions, au pochard, au drogué, à la prostituée, à ceux qui étaient derrière les barreaux de prisons et à ceux qui étaient derrière des rideaux de fer qu’aucun homme n’est un raté ! Il montrait à ceux qui étaient lents de corps et d’esprit, aux sœurs aînées condamnées  à rester vieilles filles, qu’une vie humaine est en contact avec un certain nombre d’autres vies humaines. Et que, si elle n’existait pas, elle laisserait un vide terrible".

C'est bien des années plus tard que, auprès des Américains, le film prit une grande notoriété grâce à la télévision et à sa diffusion pour les périodes de Noël.

«La vie est belle» est sorti en France en août 48, faisant 607 141 entrées.



Le film figure à la 20e place du Top 100 de l'American Film Institute.

Le décor conçu pour le film est un des plus grands jamais construits en studio. La ville imaginaire de Bedford Falls comprenant immeubles, maisons, boutiques et usines, fut en effet entièrement édifiée à Encino (Californie) occupant une surface de 16 000 m2.

James Stewart a toujours déclaré que de tous les films dans lesquels il a joué, La vie est belle était son préféré.
Le film a fait l'objet d'une novélisation : "It's a Wonderful Life" par M.C. Bolin publié chez Harper (1947).

Le film connut un remake destiné à la télévision en 1977, sous le titre de "It Happened One Christmas".

L'épisode "L'ange gardien" de la série "Clair de Lune" est un remake du film, mais modelé dans le contexte de la série : À l'approche de Noël, Maddie Hayes, déprimée, souhaite n'avoir jamais sauvé l'agence de détectives de la faillite. Son ange gardien survient et lui montre comment le monde aurait été si elle avait pris cette fatale décision.

Un épisode de NCIS : Enquêtes spéciales situé à Noël, permet à Tony DiNozzo de présenter le film à ses collègues, comme dans sa famille jadis. Il le qualifie de plus grand film de Noël jamais fait...

Le film Gremlins de Joe Dante fait au moins deux références à celui de Capra. La première est un extrait de "La vie est belle" que l'on peut voir alors que la mère de Billy regarde la télévision dans sa cuisine. La seconde est le personnage de Mrs Deagle dont le statut dans la ville et la méchanceté rappelle fortement le M. Potter du film de Capra.

Dans l'épisode 15 de la saison 5 de Friends, Phoebe fait des cadeaux similaires au film pour la crémaillère de Ross. De plus, dans la saison 2, Phoebe et Monica parlent du film.

"La Vie est belle" est, avec "Le Magicien d'Oz", le film de Noël par excellence. Il est régulièrement rediffusé à la télévision américaine pendant cette période.

Ce film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute.

Sources : Wikipédia, Documents personnels,Fernand Cabrelli (Encinémathèque), YouTube. 


Quelques Photos du film.























2 commentaires:

  1. Merci pour toutes ces informations, je ne savais pas que le film avait été un échec à sa sortie. Il est bien dans la veine de Capra et si je peux dire, tellement "américain".
    Je ne savais pas que James Stewart avait pensé sérieusement à arrêter sa carrière. Il n'aurait pas pu jouer "No Highway in the Sky" avec Marlene 12 ans après "Destry" http://youtu.be/Jn9gvBYKSkc...

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  2. Oui il avait été tout comme Marlene, été honoré des plus hautes distinctions lors de sa carrière militaire et avait du mal à faire un choix.

    Merci beaucoup pour le lien mais il ne marchait pas . Je le remets

    http://www.youtube.com/watch?v=ZsjMFlWdR3U

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