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samedi 2 avril 2011

Rita Hayworth ( 1918 - 1987 )...


La Déesse de L'amour...

Vêtue d'une robe fourreau de soie noire,"Gilda" fit d'elle une star et "La dame de Shanghaï" , une grande actrice. Mais le fantasme des G.I. connut le désespoir. Mariée à un génie puis à un milliardaire, elle ne sut comment vivre sa vie et s'abîma, lentement, avant d'avoir tout oublié... Jusqu'à sa propre gloire.
Citations « Plus qu'une femme, Rita Hayworth est l'une des incarnations de notre principal mythe national. Elle est la Déesse de l'amour » (Life Magazine). De Rita Hayworth, Orson Welles disait : « Peut-être vivrai-je si longtemps que je finirai par l’oublier. » Rita Hayworth (née Margarita Carmen Cansino le 17 octobre 1918 à New York - décédée le 14 mai 1987 à New York) était une actrice américaine. Rita Hayworth est le sex symbol féminin des années 40. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une légende vivante avec son rôle principal dans le film mythique Gilda. Elle sera l’épouse d’Orson Welles avant de devenir, avec le Prince Aly Khan, une princesse des Mille et une nuits.


Ses premiers pas : danseuse

En 1918, Rita Hayworth naît à New York sous le nom de Margarita Carmen Cansino, elle sera l’aînée d’une famille de trois enfants (deux jeunes frères). Son père, Eduardo Cansino, danseur, assez célèbre, est d’origine sévillane. Le père d’Eduardo, Don Antonio, a fondé avec ses sept enfants, un groupe de danseurs andalous populaire, les « Dancing Cansinos », le charme latin étant à la mode aux Etats-Unis. Sa mère Volga, née Hayworth, elle-même danseuse, est fille d’acteurs irlandais. Margarita vit une enfance difficile entre un père strict et une mère qui deviendra alcoolique. Dès ses premières années, elle se produit dans la troupe familiale des « Dancing Cansino ». Elle danse notamment à 4 ans en Sévillane, avec éventail et castagnettes, à l’occasion d’un récital au Carnegie Hall. « Travailler, travailler, c’est le seul mot que j’ai entendu pendant mon enfance, confiera plus tard la star Rita Hayworth. Mes parents m’ont appris à danser avant que je marche… » Son père, qu’elle admire, exige d’elle un travail intense et lui impose des cours de danse particulièrement contraignants. Mais le krach de Wall Street vient ébranler l’entente familiale, en même temps que leurs finances. Leurs spectacles ne font plus recette et le groupe se dissout. Eduardo quitte New York, entasse sa famille dans une roulotte et part au hasard des routes. Persuadé que l’avenir est aux comédies musicales, il prend la direction d’Hollywood, les latin-lovers étant toujours à la mode. Il fonde une école de danse en 1928 à l’angle de Sunset Boulevard et de Vine Boulevard et c’est un succès. Margarita y perfectionne son apprentissage et sera danseuse professionnelle dès l'âge de 12 ans. Mais les Cansino, bohèmes dans l’âme, repartent sur les routes dans leur roulotte dès la première offre intéressante. Eduardo continue de monter des spectacles et décide de prendre sa fille, âgée de 14 ans, comme partenaire attitrée. Ils dansent des versions modernes du tango espagnol et du boléro. Elle se vieillit, il se rajeunit et passent pour un couple. Leur succès est inouï. Son père devient possessif envers sa fille et surveille de près ses relations. Margarita travaille beaucoup, jusqu’à vingt shows par semaine, dans des night-clubs à Hollywood, à Agua Calienta à la frontière du Mexique, à Santa Monica, à Long Beach… Malgré ses réticences, son père, déchiré entre l’amour de sa fille et son ambition de la voir réussir, la pousse à prendre des cours de maintien et à passer des castings.


De la figurante à la starlette


En 1933, La Warner Bros. Pictures lui fait passer un bout d’essai mais l’écarte, la jugeant trop ronde et de front trop étroit. D’autres la trouvent trop brune ou elle n’a pas le look qui convient. C’est Winfield Sheehan, vice-président de la Fox Film Corporation, qui la remarque, séduit par son charme et son allure. Il lui fait signer un contrat, à condition qu’elle change son prénom en Rita. Rita Cansino danse dans son premier film L’enfer (1935) aux cotés de Spencer Tracy. Étouffée par son père et sa mère, devenue alcoolique, Rita commence à prendre ses distances. Elle apparaît dans plusieurs films de série B où elle incarne les filles exotiques, mexicaines, égyptiennes … Mais quand la Fox fusionne avec la 20th Century Pictures pour devenir la 20th Century Fox, le nouveau producteur en chef Darryl F. Zanuck la remplace par Loretta Young alors qu’elle devait interpréter le rôle principal du film Ramona (1936), et de plus la licencie. C’est à ce moment qu’elle rencontre Edward C. Judson, businessman arriviste, il s’intéresse à sa carrière et va tenter de la propulser dans le cinéma. Rita, 19 ans, épouse Judson, 39 ans, en 1937, plus sans doute pour échapper à l’enfer de sa famille. Dés lors Judson va la métamorphoser … Il lui fait prendre des cours de diction, la persuade de changer totalement son « look », de se mettre à la diète, d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour creuser l’ovale de son visage en arrachant des molaires et pour redessiner l’implantation de ses cheveux. Rita est trop brune et trop « latino » après les semaines de torture avec les séances d’électrolyse, il la teint en roux agressif. Continuant ses plans, il la présente à Harry Cohn, le patron de la Columbia Pictures, qu’il connaît bien. Le producteur tombe sous le charme et lui fait signer un contrat de sept ans de 250 dollars par semaine, il change son nom de Cansino par le nom de sa mère, Haworth, pour faire plus distingué (rajoutant un y, pour la distinguer de son oncle, Vinton Haworth, aussi acteur). Elle tourne ensuite dans une douzaine de films qui lui permettront d’acquérir plus de métier. Harry Cohn, réputé pour sa vulgarité, est obsédé par la jeune starlette qui refuse ses avances. Elle subira une cour empressée. Il fera même installer des micros dans sa loge pour être au courant de tous ses faits et gestes.



Le sacrifice d'une star

Un bagage qui fait de Rita la compagne idéale d'un Fred Astaire, qui voit en elle sa "partenaire préférée", avant qu'elle ne tombe dans les bras de Gene Kelly, dans La reine de Broadway, de George Sidney. Toujours incertaine de ses dons, mais dotée d'une volonté nouvelle, la comédienne se sépare de son mari qui, plus "mac" que jamais, aimerait la mettre, contre son gré, dans le lit d'Harry Cohn. Dégoûtée, elle préfère se laisser séduire par Orson Welles. L'auteur de Citizen Kane est le premier homme à l'aimer sincèrement. Il lui promet de l'éloigner d'Hollywood et lui ouvre son univers, qui la fascine mais l'intimide : celui du théâtre et de la politique, où cet ami de Roosevelt compte se lancer. "Au fond, révélera Orson, Rita haïssait son personnage de star. Il ne lui donnait pas un seul moment de plaisir." Welles devient pour Hayworth l'homme susceptible de la délivrer de la Columbia et de lui offrir la famille qu'elle n'a pas eue dans son enfance, ni au cinéma. "Il y avait en elle une dichotomie, analysera l'ami d'Orson, Roger Hill. D'un côté, la vedette qui ornait les murs des dortoirs des soldats. De l'autre, la réalité : une enfant belle, douce, timide, inculte et craintive dont toute la vie n'était qu'une tragédie." Mais le besoin incessant qu'a Rita de se prouver qu'on l'aime, sa peur d'être abandonnée, finissent par lasser Welles. Refroidi, il s'éloigne après la naissance de leur fille Rebecca. Ayant vent de ses infidélités, la star préfère précipiter leur séparation lors du tournage de Gilda. Une oeuvre qui la fige, définitivement, en symbole sexuel. Lorsque, dirigée par Charles Vidor, Rita mime un strip-tease en chantant "Put the Blame on Mame" tout en retirant, sensuellement, ses longs gants noirs comme autant de sous-vêtements affriolants, elle ne se doute pas que cette image va lui coller à la peau. Dépassée par l'engouement des G.I. qui, tout juste démobilisés, s'empressent de faire un triomphe au film ; effrayée par la décision du gouvernement de donner à la bombe atomique lancée sur l'atoll de Bikini le nom de son personnage, Rita ne songe plus qu'à fuir. D'abord en acceptant la proposition d'Orson qui, dans une étrange tentative de réconciliation, l'immole en blonde peroxydée sur l'autel de La dame de Shanghai. Sa métamorphose physique atterre la Columbia et rebute le public. Le sacrifice de la star dans un palais des glaces reflétant son visage brisé en mille morceaux a tout d'une mort symbolique. Elle survit, pourtant.



Harcelée par la presse à scandale qui scrute ses liaisons avec David Niven, Victor Mature et Howard Hughes, Rita se laisse rattraper par Ali Khan. Play-boy désoeuvré, le fils richissime du chef spirituel des Ismaéliens entraîne l'actrice dans son errance de jet-setteur, entre Deauville, la Suisse et la Riviera. Ils se marient, ont une petite Yasmina mais Ali, meilleur père qu'époux, se révèle également incapable d'être fidèle à Rita. Laquelle retourne en 1951 aux États-Unis, bien plus heureuse d'y retrouver ses amis que de retomber sous l'emprise d'Harry Cohn et de la Columbia. Contrainte de gagner sa vie, la "déesse de l'amour" illustre alors, de L'affaire de Trinidad, de Vincent Sherman, au Salomé, de William Dieterle, d'insipides kitcheries censées perpétuer son mythe, avant de prouver, dans La blonde ou la rousse, de George Sidney, ou pour Tables séparées, de Delbert Mann, son aptitude à naviguer, même fatiguée et vieillie, du registre dramatique à la comédie. Ce métier acquis à force de travail ne console guère Rita de ses échecs sur le plan sentimental. Qu'elle multiplie les aventures, ou se remarie avec le chanteur Dick Haymes puis le producteur Jim Hill, son constat est empreint du même désarroi : "Les hommes couchent avec Gilda, mais se réveillent avec moi." Ils ne cessent pourtant de l'exploiter, jusqu'au jour où elle finit par se dérober. Dès les années 1960, ses sautes d'humeur, sa propension à boire plus que de raison, l'éloignent de ses semblables et altèrent une santé fragilisée par une maladie sur laquelle on ne sait pas encore mettre un nom. Lorsque la médecine y parvient, il est trop tard. Rita Hayworth, le sex-symbol qui voulait échapper à sa condition et à ceux qui l'avaient si mal aimée, achève son existence murée dans le silence, incapable de se mouvoir. Son corps, autrefois si vibrant, dépourvu de vie. Son âme privée d'émotions.

Fin de vie :

Le déclin de Rita Hayworth est amorcé ,dans les années soixante qui voient son penchant pour l’alcool se répercuter sur son physique et son comportement. Les premiers symptômes de sa maladie apparurent : Rita est atteinte de la maladie d'Alzheimer qui était mal connue à l’époque, et ses « débordements d’humeur » et ses altérations de mémoire furent mis sur le compte de la boisson. Enfin, elle commence un autre tournage mais les symptômes s'aggravant, elle est vite remplacée. En 1976, elle est prise d’une crise de démence en plein vol et sera prise en photo à Londres à sa sortie de l’avion, l’air complètement hagard.En 1980, un médecin diagnostique enfin chez la star non pas l’alcoolisme mais l’incurable maladie d'Alzheimer. En 1981, elle est placée sous la tutelle d’une de ses deux filles, la princesse Yasmina Aga Khan qui deviendra une des plus efficaces porte-parole de l’Association pour la défense des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et organisera au nom de sa mère des galas pour récolter des fonds. Le 14 mai 1987, Rita Hayworth s’éteint à New York. Elle est inhumée à Culver City, faubourg de Los Angeles, au cimetière Holy Cross.
 ( Sources : Documents personnels, Wikipédia et l' Express. )








Clara Bow ( 1905 - 1944 )...

Clara Bow ( 1905-1944 )

( Miss Betty Boop ).

Clara Bow, sex-symbol du cinéma américain des années 1920, incarne la femme moderne, libre de disposer de son corps et de sa vie, à l'image du personnage de bande dessinée qu'elle a inspiré, " Betty Boop ". Clara Bow, de son vrai nom Clara Gordon Bow, naît le 29 juillet 1905 à Brooklyn. Son enfance , elle la passe dans la misére de Brooklyn. Enfant des rues, Clara est livrée à elle- même jusqu'en 1921.Cette année là, elle remporte un concours de beauté dont le grand prix est une figuration dans un film : " Beyond The Rainbow ". Son rôle est modeste . Gamine délurée et aguicheuse est suivi de nombreux autres rôles qui retiennent l'attention du public et de producteurs au fur et à mesure. " The Daring Years " ( 1923 ), de Kennett Webb, " This Woman " (1924 ), de Phil Rosen. Le producteur Ben P. Schulberg la prend sous son aile, l'emmène aux studios de la Paramount et décide d'en faire une star. Il lui fait interpréter des rôles mettant en valeur son côté séducteur.
En 1925 "La Soif De Vivre" est son premier succès et le titre français traduit bien l'exubérante vitalité d'une comédienne dont l'essentiel du talent semble tenir dans l'attirance quasi animale qu'elle exerce sur les spectateurs et ses partenaires masculins. Clara Bow devient de plus en plus populaire. Son minois de jeune ingénue, son indifférence aux qu'en-dira-t-on, ses cheveux roux, sa capacité à pleurer ou à rire à la commande lui permettent d'obtenir les faveurs des producteurs et du public Cette sexualité sans fards ni détours fut à l'époque baptisée "It". Clarence Badger lui consacra un film : "Le Coup De Foudre" (1927) avec Gary Cooper triomphe et la propulse aux cimes du box-office et de la popularité.


Elle trouble l'Amérique grâce à son charme, son sex-appeal, ce que la romancière Elinor Glyn appelle it (" ça ") dans son roman éponyme. C'est avec l'adaptation cinématographique de cette oeuvre, réalisée par Clarence Badger en 1927, que Clara Bow atteint le sommet de sa gloire. Elle devient la it girl du film, une comédie sans prétention portée tout entière par le charme de l'actrice. En 1930, elle est l'actrice qui rapporte le plus de recettes au cinéma américain. Victor Fleming (Mantrap, 1926) et William A. Wellman (Ladies of the mob, 1928) lui offrent des rôles plus étoffés, toujours teintés d'érotisme. Sa sensualité et sa recherche innocente et insouciante de l'amour lui attirent les foudres des ligues puritaines américaines. La médiatisation de ses aventures avec de nombreuses personnalités du cinéma (Gary Cooper, Victor Fleming, Bela Lugosi) choquent. Daisy de Voe, son ancienne secrétaire, provoque un scandale en publiant sa correspondance amoureuse. A l'avènement du cinéma parlant, ses afficionados découvrent son accent nasillard dans The wild party (Les endiablés, 1929) de Dorothy Arzner. Après le tournage de Hoopla (1933) de Franck Lloyd.. Mais sa vie sentimentale est jugée scandaleuse, elle devient dépressive : un héritage de sa mère morte en asile et une totale incapacité à gérer ses affaires mirent rapidement fin à la carrière d'une star "sex-symbol" des années 20, dont la trajectoire fut celle d'une étoile filante. Pourtant, Clara a été à l'affiche de 57 films entre 1922 et 1933. Comme sa mère et sa grand-mère maternelle qui sont décédées dan un asile psychiatrique, Clara Bow avait des anxiétés psychologiques qui l'on conduite quelques fois en clinique. En 1933, elle apparait pour la dernièe fois au cinéma avec le film "Hoop-La" (1933) de Frank Lloyd où elle joue la chanteuse Lou payée pour séduire un jeune fermier naïf. Elle arrêta sa carrière la même année, pour élever sa fille avec son mari, l'acteur Rex Bell. Ils s'étaient mariés en 1932 et avaient 2 enfants, Tony Beldon (né en 1934) and George Beldon, Jr. (né 1938). Après 1944, elle quitte Hollywood avec son mari. Clara Bow décède le 27 septembre d’une crise cardiaque.


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